> La bonne volonté n’a pas suffi

Rédigé le 20/04/2017.

 

Sélestat n’a jamais pu inquiéter une équipe de Toulouse qui a mené du début à la fin du match. Les Alsaciens auront au moins eu le mérite de ne pas baisser les bras et d’adoucir l’addition dans les dernières minutes (26-32).

 

Il n’y a pas eu de match hier soir au CSI de Sélestat. Ou plutôt aucun suspense. Car le jeu a, tout de même, été assez plaisant entre les Violets et les Blancs du Midi. Mais comme une semaine plus tôt à Nîmes, quand le tableau d’affichage indiquait 6-0 au bout de dix minutes, le sort de la rencontre s’était déjà dessiné au quart d’heure de jeu.

 

Les hommes de Philippe Gardent n’ont même pas eu à forcer leur talent, juste à parfaitement exploiter les péchés de leurs hôtes durant ces premières minutes. En lançant le ballon rapidement vers l’avant, où les mobylettes toulousaines, Ilic, Chelle ou Sevaljevic, la plupart du temps, ont troué la défense locale et le malheureux Sargenton, souvent livré à lui-même.

 

Malgré l’envie d’emballer la partie et leur capacité à trouver de bonnes situations de tirs, les tireurs d’élite du SAHB sont tombés sur un mur, en l’occurrence le gardien international Wesley Pardin. Au cours de la première période, il a soigné ses statistiques en bloquant 11 de ses 15 arrêts du match.

 

Quand ce n’était pas le gardien qui faisait échec aux artilleurs du SAHB, c’est le poteau qui venait en aide aux Toulousains, durant ce premier quart qui a scellé le sort du match. Savic et Lenne en ont été quittes pour toucher deux fois du bois. D’habitude ça porte bonheur. Là, c’était le contraire.

 

Ce manque de réussite a fait le jeu des visiteurs. Même s’ils ont lâché bien plus de balles qu’une équipe sélestadienne assez propre, les joueurs du Fenix n’ont pas manqué grand-chose jusqu’au premier quart d’heure. Si bien que la foudre est tombée sur les Alsaciens. Encore dans les pas de leur adversaire à la 7e minute (3-4), ils étaient complètement largués dix minutes plus tard (3-11). Un 7-0 toulousain a planté les derniers clous dans le cercueil sélestadien. La partie était déjà finie, les trois autres quarts d’heure n’étant qu’un aimable divertissement.

 

Suite de l'article L'Alsace

 

Photo T BABINOT