> Douze buts et un monde d’écart entre Paris et Sélestat

Rédigé le 11/11/2013.

 

Si l’écart final (12 buts) est le moins lourd depuis la montée en puissance du PSG, il souligne bien la différence entre le SAHB et un grand d’Europe qui n’a jamais été bousculé hier dans une salle comble à Sélestat (25-37).

 

Les spectateurs venus nombreux remplir le Centre sportif de Sélestat ont rapidement compris que ce n’était pas encore hier soir que leurs favoris allaient se payer le scalp d’une grosse cylindrée. Il a suffi de quelques balles perdues sélestadiennes et autant de parades de Sierra dans la cage parisienne, pour déclencher l’effet boomerang : une contre-attaque éclair en deux ou trois passes conclue par un but d’un joueur totalement démarqué. Le chemin du final four de la Coupe de la Ligue avait déjà du plomb dans l’aile.

 

En se détachant (0-3 à la 4e minute, puis 2-6 à la 8e ), le PSG avait pratiquement mis un terme aux espoirs alsaciens de pouvoir taquiner la bête. Même en l’absence de Narcisse et de Kopljar, les deux référents de la ligne arrière, le leader du championnat n’a jamais paru menacé. À peine a-t-il été un peu chahuté au milieu de la première période quand les Sélestadiens ont connu une période de réussite offensive et une meilleure efficacité défensive. Beretta, Freppel et Pesic ont alors réussi à passer un 4-1 entre la 17e et la 23e minute qui a fait descendre l’écart de cinq (6-11) à deux unités (10-12). Poussés par un public ravi de voir son équipe se hisser à la hauteur de ses prestigieux rivaux, les Violets ont même eu en main une balle pour revenir à un but. Mais en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, un cinquième jet de sept mètres de Bojinovic et l’unique réalisation de Maître Abalo ont redonné de l’air et de la hauteur au PSG (10-14, 24e ).

 

Si deux jolies extensions de Beauregard contribuaient à maintenir l’écart (13-16, 28e ), les deux dernières minutes allaient à nouveau plomber l’ambiance grâce à trois buts dans ce cours laps de temps qui offraient une confortable avance aux joueurs de la capitale (13-19) au moment de regagner les vestiaires.

 

« Ce n’est pas notre vrai visage »

 

Le match a définitivement tourné à la démonstration en seconde période. Le SAHB a crânement tenu tête jusqu’à la 37e minute (17-23) avant de déposer les armes en subissant un 6-1 entre la 38e et 44e minute (18-29).

 

Suite de l'article L'Alsace

 

Photo L'Alsace Denis Werwer