> Le crime de lèse-majesté était presque parfait

Rédigé le 15/11/2013.

 

Paris a rarement été si près de tomber de son trône à domicile face à l’un des plus petits du championnat. Mais l’héroïsme sélestadien n’a pas été récompensé mercredi.

 

C’est donc l’improbable Jeffrey M’Tima qui a, pratiquement à lui seul, sorti une belle épine du pied aux stars parisiennes en inscrivant 5 des 10 derniers buts du PSG mercredi contre Sélestat (37-34). Bien mal embarqués, puisqu’incapables de se défaire d’une équipe qu’ils laissent d’habitude entre 12 et 16 buts derrière eux, les Parisiens ont dû attendre les deux dernières minutes du match pour assurer leur huitième victoire d’affilée pour l’ouverture de la 9e journée de championnat. « Samuel Honrubia m’a confié après le match que lui et ses coéquipiers avaient eu peur de perdre ce match , témoigne Jordan François-Marie. Sur le terrain, j’ai aussi entendu Philippe Gardent, leur entraîneur, s’en prendre à quelques-uns de ses joueurs. C’est sûr, on les a fait douter. Mais à l’arrivée, ce sont quand même eux qui prennent les deux points. Le seul moment où on se retrouve trois buts derrière le PSG, c’est au décompte final. »

 

Dans le fameux « money-time », une expression qui n’a jamais aussi bien porté son nom que dans l’antre de ce club aux ressources quasi inépuisables, les Parisiens ont donc évité l’affront suprême de se faire surprendre par l’un des plus petits des petits du championnat de France. Des Violets en bleus de chauffe dans la capitale et qui n’avaient rien à voir avec l’équipe qui s’était inclinée quatre jours tôt chez elle en Coupe de la Ligue. Si la défense du SAHB a encaissé le même nombre de buts que dimanche dernier, l’efficacité de son attaque a permis aux Sélestadiens d’être encore au même niveau que son adversaire à moins de cinq minutes du coup de sifflet final (32-32).

 

Suite de l'article L'Alsace

 

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