> «La plus belle»

Rédigé le 01/12/2013.

 

S’il n’a pas proposé son meilleur handball, Sélestat a décroché une précieuse victoire, hier sur le parquet d’Ivry (26-28). Leurs concurrents pour le maintien s’étant tous inclinés, les Violets réalisent même la bonne opération de cette 11e journée.

 

C’est presque à regretter que la D1 ne compte pas davantage de clubs en région parisienne. Car l’air, pourtant vicié, de la capitale réussit particulièrement bien aux Violets. Après leur succès à Tremblay et leur superbe prestation, malheureusement pas récompensée face au PSG, les coéquipiers de Yuriy Petrenko sont allés s’imposer hier à Ivry, sur les terres de la lanterne rouge (26-28).

 

Et ce n’est finalement que justice, tant les joueurs de Jean-Luc Le Gall ont fait preuve d’abnégation, quand le navire commençait à tanguer, mais aussi de sang-froid dans un final indécis. « Ce n’est certainement pas le meilleur handball que l’on ait pratiqué depuis le début de la saison, mais c’est certainement la plus belle victoire », appréciait l’entraîneur alsacien, un large sourire accroché aux lèvres.

 

Tremblay, le premier relégable, repoussé à trois points

 

C’est une évidence, Sélestat avait bien mieux joué contre Aix-en-Provence une semaine plus tôt. Mais il avait perdu. Et c’est bien connu, seule la victoire est belle. Les coéquipiers d’Obrad Ivezic, décisif en seconde période, l’ont bien compris, célébrant avec force, et avec leurs supporters, ce quatrième succès de la saison.

 

C’est souvent un signe annonciateur du bonheur. L’entame de match était ainsi violette. Salami, auteur d’un sans-faute hier sur penalty (6 sur 6), débloquait le compteur alsacien. Son compatriote Podsiadlo donnait ensuite deux longueurs d’avance à son équipe (3-5, 11e ).

 

Sélestat défendait, fort, et Sélestat menait, logiquement, au score (5-7 à la 16e après un nouveau penalty de Salami). Mais pourtant en supériorité numérique, les joueurs de Jean-Luc Le Gall encaissaient un 3-0 qui replaçait Ivry en tête (8-7, 20e ). Pesic inversait la tendance (8-9, 23e ), avant que les Violets ne perdent le fil. Cinq minutes plus tard, les Franciliens avaient pris le large (13-9 à la 28e , 13-10 à la pause).

 

On retrouvait le vrai Sélestat en début de seconde période. Beauregard sonnait la révolte et tous ses coéquipiers lui emboitaient le pas (14-14 à la 36e après un penalty de l’inévitable Salami). Le temps mort demandé par Pascal Léandri n’enrayait pas la dynamique sélestadienne (14-16, 40e ). Mais parce qu’Ivry, monument du handball français, lutte pour sa survie, il était utopique de penser que Pintor et consorts pouvaient s’envoler au score.

 

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Photo archive DNA : JP Kaiser