> « Pas d’autre solution ! »

Rédigé le 14/02/2014.

 

Sélestat a partagé les points avec le PSG (32-32). Retour sur une performance exceptionnelle avec Quentin Eymann, l’auteur du but égalisateur à la dernière seconde d’un match désormais entré dans l’histoire du club violet.

 

On pourrait tous les citer : Obrad Ivezic pour son match énorme (19 arrêts), Frédéric Beauregard et Guynel Pintor, impeccables dans leur rôle de chefs de défense, Michal Salami pour son sans-faute au tir, Djordje Pesic pour ce but si important à la 58e (31-32), le capitaine Yuriy Petrenko pour avoir volé la balle des mains du Parisien Melic à dix secondes de la fin.


« Un truc qui marque dans une carrière »

 

Mais c’est dans celles de Quentin Eymann, après une défense tout terrain la plupart du temps vaine, que ce dernier ballon a fini sa course.

 

La suite, c’est l’arrière droit de 22 ans qui la raconte. « Quand je reçois la balle, je suis dos au but. Je me retourne et je vois le gardien parisien (Sierra, ndlr) qui sort sur moi. Si je tire “normalement”, je rate. »

 

Le jeune Sélestadien n’a qu’une poignée de secondes pour faire son choix, pour égaliser et réaliser l’exploit. « Tout va très vite, mais en même temps, c’est comme si l’action s’était déroulée au ralenti. »

 

Que faire, donc ? Roucoulette ou lob ? Quentin Eymann opte pour le lob. Un choix osé, mais pour lui le seul possible. « D’un côté, je me dis que je n’aurais jamais dû le tenter parce que si je l’avais raté…, souffle-t-il. Mais j’ai regardé la vidéo, je n’avais pas d’autre solution ! Et puis c’est passé, le reste, on s’en fiche… »

 

C’est passé et Sélestat a décroché un point inespéré (ou alors secrètement) face au PSG. « On s’était simplement dit que l’on n’avait rien à perdre. La salle était pleine, on voulait essayer de faire un “truc”, même si on savait qu’on avait plus de chances de perdre. On l’a fait, avec beaucoup de cœur. »

 

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Photo : Thierry Photography