> Une seconde pour l’éternité

Rédigé le 14/02/2014.

 

Le pari semblait impossible. Mais les Sélestadiens l’ont réussi dans un scénario des plus improbables qui leur a permis de crucifier le PSG dans la toute dernière seconde d’un match historique par un coup de génie d’un joueur peu utilisé qui a saisi sa chance.

 

Le destin réserve quelquefois des clins d’œil incroyables. Qui aurait cru que l’un des exploits (car faire match nul avec le champion de France parisien en est pour un club comme Sélestat) de cette saison de Division 1 allait être écrit par un joueur qui avait vu son temps de jeu réduit à portion congrue ? Et au terme d’un suspense hallucinant !

 

Mené d’un but dans la dernière minute alors que le chronomètre continuait inexorablement à égrener le temps, Sélestat récupère un ballon dans les mains des Parisiens à une dizaine de secondes du terme. La balle parvient à Olivier Jung qui la transmet vers les six mètres, où son compère Quentin Eymann la récupère tant bien que mal. « J’étais dos au but et quand je me retourne, je vois le gardien de Paris sortir comme un camion. Je me décide à tenter le lob. Ça passe. Mais c’était chaud, » explique l’auteur de l’égalisation inespérée (32-32) qui va alors basculer dans la troisième dimension. Happé par ses coéquipiers qui se précipitent sur lui, il disparaît sous une montagne de corps qui s’entremêlent pour le féliciter et partager ce moment de pure folie. « Il y a plein de choses qui te passent alors dans la tête , se souvient Quentin Eymann. C’est difficile à expliquer ce qu’on ressent. C’est une joie immense que seul le sport peut procurer. »

 

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Photo Christian CARL