> Une révolte ou la galère

Rédigé le 08/10/2014.

 

Il est encore temps pour les Violets de redresser la barre, ce soir contre Chambéry, après trois (trop) lourdes défaites qui ont complètement plombé leur début de championnat. Mais une défaite obligerait, déjà, Sélestat à vivre une saison galère.

 

Kevin Beretta n’est pas du genre à se voiler la face : « Il y a quand même un peu le feu ».

 

Certes, nous n’en sommes qu’à la 5e journée, mais le début de championnat de Sélestat interpelle. Hormis le succès contre Istres, la lanterne rouge, les Alsaciens se sont inclinés à trois reprises, et à chaque fois dans les grandes largeurs.

 

« Se lever comme un seul homme après chaque but »

 

La dernière sortie à domicile, face à Cesson (24-32), a fait naître quelques inquiétudes. Et l’ailier gauche violet n’a que des mots très durs, mais finalement justes, pour la qualifier. « Cesson est une belle équipe, mais sans lui faire offense, perdre de huit buts, avec une manière aussi pitoyable, ce n’est pas tolérable. »

 

On l’aura compris, Kevin Beretta et ses coéquipiers sont en quête de rachat. « Nous savons que nous sommes attendus au tournant par beaucoup de monde. Et c’est normal. »

 

Mais ce n’est pas seulement pour se prouver quelque chose à eux-mêmes ou à leur public que les Sélestadiens ont besoin de s’imposer contre “Chambé”.

 

« En cas de défaite, on va s’embarquer dans une saison galère », sait pertinemment l’ailier gauche (24 ans).

 

Alors, après la défaite face aux Bretons, on s’est parlé : les entraîneurs et les dirigeants aux joueurs, les joueurs entre eux. « C’était nécessaire. »

 

On saura bientôt si ces discussions ont été salutaires. Car ce n’est sans doute pas une question de talent. Ce Sélestat-là est taillé pour rester “sans trembler” en D1.

 

À condition évidemment d’afficher un tout autre visage que contre Cesson/Rennes, une rencontre au cours de laquelle Frédéric Beauregard et les siens se sont inexorablement éteints. « On a tous baissé un peu la tête quand on s’est retrouvé en difficulté », regrette le Violet.

 

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Photo : Strasbourg photo