> Des raisons d’espérer

Rédigé le 10/10/2014.

 

Certes, Sélestat n’avance pas sur le plan comptable. Mais en dépit de leur défaite contre Chambéry (29-31), les Violets ont retrouvé des raisons d’espérer. La roue finira par tourner, forcément.

 

« Après une défaite , on voit très souvent le côté négatif. Mais on peut aussi parfois en faire ressortir du positif », souffle Thierry Fleurival.

 

Commençons par ce qui fâche, comme cette désagréable sensation de gâchis. Pour rappel, les Sélestadiens, après un quart d’heure presque parfait en seconde période, menaient de cinq buts à la 48e (27-22), puis encore de trois à la 53e (29-26). « Même à froid, c’est très difficile à avaler », expliquait, hier, le défenseur, conscient, comme tous ses coéquipiers, d’avoir laissé filer deux points contre “Chambé”.

 

En repensant à ces dix dernières minutes, Thierry Fleurival ne pouvait qu’exprimer des regrets. « On avait le match en main, on avait fait le boulot. Mais on leur donne la victoire et il y a de quoi s’en vouloir. »

 

La lucidité, la fraîcheur physique ont malheureusement fait défaut aux Violets au moment le plus crucial de la rencontre (l’absence sur la base arrière d’Igor Vujic, qui sera encore absent plusieurs semaines en raison d’une déchirure au mollet, également).

 

« En faisant bloc comme on l’a fait, on prendra des points »

 

Le ballon, au moment de conclure, serait-il devenu brûlant pour les joueurs de Jean-Luc Le Gall ? « Quand tu mènes de cinq buts, le ballon ne brûle pas, réfute “Mister T”. On aurait pu mieux gérer. »

 

« Ce succès va nous libérer des crispations qui naissent des défaites », lançait, soulagé, Mario Cavalli, l’entraîneur chambérien, après la rencontre. Les Sélestadiens auraient pu, auraient dû prononcer ces mêmes mots. Il va encore falloir patienter. Combien de temps ? Thierry Fleurival veut croire que la roue finira par tourner, et même assez rapidement. Car le nouveau patron de la défense alsacienne décèle, et c’est indéniable, du mieux.

 

Du positif, justement, il n’y en avait pas vraiment après le revers contre Cesson/Rennes et « notre prestation tellement triste ». Alors on s’est parlé avant “Chambé”, « on s’est dit les choses, on a aussi fait une semaine d’entraînement de “malade” ». Ces discussions ont eu du bon. « On a vu une équipe sur le terrain. »

 

Bien sûr, le Sélestat Alsace Handball n’est pas encore complètement guéri. La défense ne s’est ainsi montrée performante que par séquences, l’attaque dépend encore beaucoup trop des éclairs de Snorri Steinn Gudjonsson, le demi-centre islandais.

 

« Mais même avec ces dix dernières minutes qui nous plombent, c’était mieux, en attaque comme en défense. En termes d’état d’esprit, de cohésion, c’était mieux aussi, avance Thierry Fleurival, lui aussi plus à l’aise contre Chambéry. En faisant bloc comme on l’a fait, en jouant comme ça, on prendra des points. »

 

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Photo : Steph-dit-esca