> Yanis Lenne prolonge son bel été

Rédigé le 15/10/2014.

 

Après avoir été couronné champion d’Europe jeunes avec l’équipe de France des moins de 19 ans en août, le Sélestadien Yanis Lenne continue de transformer ses rêves en réalité en évoluant en Ligue Nationale depuis deux semaines. Gagner enfin, ce soir à Nîmes, est son prochain objectif.

 

Ses journées sont très chargées. Dans le langage du marketing, on dirait de lui qu’il est overbooké. Sa journée d’hier en est un bon exemple. Yanis Lenne a quitté Sélestat au petit jour pour rejoindre le lycée Pasteur à Strasbourg où il prépare le bac. À la fin de la matinée, il a juste eu le temps de retourner au domicile de ses parents, de changer de sac, d’avaler un en-cas avant de rejoindre à l’aéroport de Strasbourg le reste du groupe pro du SAHB en partance pour Nîmes peu avant 13 h. « Ces deux dernières semaines sont spéciales , confie l’intéressé. Je pense beaucoup plus au handball, mais ça ne me dérange pas. Plus j’en ai, mieux c’est. »

 

« Il vit sa passion à 200 % »

 

Thierry Demangeon, l’adjoint de Jean-Luc Le Gall qui a en charge le centre de formation du SAHB, dit de lui « qu’il vit le handball à 200 %. C’est un gros travailleur qu’il faut parfois freiner ». Sauf quand il s’agit de le lancer dans l’arène du monde pro, qu’il ne connaissait encore que des tribunes il y a quinze jours. Car si ses partenaires de l’équipe réserve, William Trindade et Julien Meyer, avaient déjà goûté à la D1 la saison dernière, Yanis a dû ronger son frein. Jusqu’à ce que les circonstances l’appellent à revêtir le maillot d’une équipe qui le fait rêver depuis son plus jeune âge, lui qui a touché ses premiers ballons à l’âge de 10 ans à l’école de hand de Sélestat. « Si je suis dans le groupe de l’équipe « une » depuis deux semaines, c’est surtout à cause de la blessure de Florent joli sur le poste d’ailier droit. Je prends ça comme du bonus et comme un moyen de progresser encore plus à chaque entraînement et à chaque seconde de jeu durant les matches. »

 

Même après avoir transformé ses désirs en réalité, le jeune homme, majeur depuis le 29 juin dernier, ne s’enflamme pas. « Il me reste encore beaucoup de travail. J’ai encore trop de déchets qu’on ne peut pas accepter à ce niveau-là. Mais je me sers de ces erreurs pour les gommer au maximum et surtout ne plus les reproduire. »

 

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Photo : Strasbourg photo