> « C’est de notre faute »

Rédigé le 28/11/2014.

 

Sélestat n’en finit plus de perdre à domicile, de se compliquer la vie en lâchant des points précieux. Frédéric Beauregard, étincelant mercredi contre Toulouse, n’est cependant pas prêt d’abdiquer.

 

Il aurait dû être le héros de ce match. Il l’a tout de même un peu été. Car sans lui, jamais Sélestat n’aurait pu espérer, après un départ raté (0-4, 8e ), entrevoir la victoire.

 

“Bobo” avait pourtant endossé le costume de super-héros

 

Frédéric Beauregard, puisque c’est de lui dont il s’agit, a rendu fous les défenseurs toulousains et leur dernier rempart international Cyril Dumoulin.

 

Quand tous ou presque avaient échoué, c’est lui qui avait débloqué, enfin, le compteur violet à la 8e minute (1-4). Mais que dire de la suite ?

 

La suite, donc, s’est apparentée à un véritable festival. À partir de la 16e (5-7), l’arrière gauche a inscrit – de près, de loin, en force, en finesse, en beauté surtout – six des huit derniers buts sélestadiens en première période (13-11 à la pause).

 

Le Martiniquais, sans oublier de (bien) défendre, avait ensuite enfoncé le clou (15-12, 34e ). Et c’est quand “Bobo” a soufflé que l’attaque sélestadienne s’est mise à tousser. Son 9e et dernier but, à la 52e , avait initié un 3-0 et fait renaître l’espoir (22-23, 55e ). En vain.

 

Et à l’issue du match, le capitaine violet n’avait pas vraiment le cœur à commenter sa performance individuelle. Parce qu’il est un joueur foncièrement collectif. Et parce que Sélestat venait de perdre une cinquième fois de rang à domicile.

 

« Ça m’est déjà arrivé d’avoir une telle réussite, soulignait-il. Mais sincèrement, je ne regarde pas mes stats. Mon but, c’est que l’équipe gagne. J’ai un objectif personnel qui me tient à cœur (il n’en dira pas plus) , mais avant de l’atteindre, je veux que le club finisse cette saison en LNH. »

 

Qu’importe son match plein d’éclat, Frédéric Beauregard était surtout lassé, « frustré » de voir l’histoire se répéter, de voir Sélestat laisser filer des points qui lui semblaient promis.

 

Suite de l'article DNA

 

Photo : Angélique KIEFFER