> Douze pour un exploit ?

Rédigé le 03/12/2014.

 

Sélestat n’a jamais gagné à Nantes. Et c’est seulement à douze que les Violets, privés de Vujic, François-Marie, Ghita, Seri et Pesic (rien que ça !), devront mettre fin à cette période de disette qui dure depuis 2008. Tout simplement parce qu’ils en ont besoin.

 

Commençons par ce qui fâche, ou plutôt ce qui embête. Vujic, François-Marie et Seri faisaient défaut et c’était déjà beaucoup.

 

Hier, c’est également sans Ghita (entorse du genou) et Pesic (torticolis) que Sélestat s’est envolé pour Nantes. Et là, ça devient beaucoup trop.

 

« Il nous faudra aussi un peu de réussite »

 

Concrètement, les Sélestadiens n’auront que très peu de rotations sur la base arrière sans Vujic, François-Marie et Ghita et même aucun arrière droit de métier en l’absence des deux derniers cités. Jung devra assurer seul au poste de pivot sans Pesic et la défense devra composer sans deux de ses maillons forts (Pesic et Seri).

 

« C’est sûr que ça ne tombe pas au bon moment, souffle Jean-Luc Le Gall. Mais c’est le lot de toutes les équipes. »

 

L’entraîneur violet ne croit pas si bien dire. Nantes n’est guère mieux loti. Et le “H” devra faire sans trois de ses arrières, les champions du monde espagnols Entrerrios et Maqueda et le Portugais Davyes ainsi que son pivot et défenseur avancé tunisien Gharbi.

 

Tant mieux pour Sélestat ? Certainement. Mais de là à imaginer que Frédéric Beauregard et ses coéquipiers filent tout droit vers leur premier succès sur les bords de la Loire, il n’y a qu’un (grand) pas que l’on se gardera bien de franchir.

 

Parce que l’effectif nantais regorge toujours de joueurs référencés (Skof, Anic, Claire, Rivera, Nyateu ou encore l’ancien Sélestadien Feliho) et que sa jeunesse – Tournat, Delecroix, Lagarde – a tout pour être un jour triomphante.

 

Samedi dernier, Nantes a ainsi dominé le Füchse Berlin, 6e de Bundesliga, lors du 3e tour de la Coupe EHF (28-23). Insuffisant certes pour poursuivre l’aventure européenne, mais bien assez pour prouver que les tombeurs du PSG en quart de finale de la Coupe de la Ligue ont de la ressource.

 

Qu’importe, finalement. « Nous avons perdu des points, il faut les récupérer, lance Jean-Luc Le Gall, sans vouloir s’apitoyer sur le (mauvais) sort violet. Ce ne sont pas les meilleures conditions, mais nous avons eu une petite semaine pour nous préparer. On doit avancer, et cela veut dire prendre des points avec ceux qui sont là. »

 

Suite de l'article DNA

 

Photo : Angélique Kieffer