> Ils ont décroché la 5ème étoile !!

Rédigé le 02/02/2015.

 

Les Experts sont allés chercher un cinquième titre mondial hier, dans une finale qui ne fut pas aussi simple qu’imaginée. Comme entre 2008 et 2010, ils ont entre leurs mains les trois trophées internationaux (Mondial, Euro, J.0.) simultanément. Cette équipe est invraisemblable.

 

Les Bleus continuent d’écrire leur légende. Même dans le désert. Au milieu de pas grand-chose, mais quand même près de 15000 Qatariens voulant croire à un énième exploit de leur multinationale handballistique, les hommes d’Onesta sont allés chercher cette cinquième étoile qui donne à leur paletot des airs de redingote de général soviétique. Cette fois, pour de bon, ils sont seuls au monde. Les seuls à s’être portés aux nues mondiales cinq fois.

L’égal de la Seleçao et de la Dream Team

Ils rejoignent ainsi les footballeurs brésiliens et les basketteurs américains. Ces types sont des légendes, on vous dit. Mais rien n’aura été facile hier soir au Lusail Multipurpose Hall. Bien plus compliqué qu’eux-mêmes avaient sans doute voulu l’imaginer.

Pourtant, le scénario semblait vouloir couler de source. Juste après le tiers du match, les Bleus comptaient déjà six buts d’avance (13-7, 23e ). Le Qatar charcutait en défense et il n’y avait que Capote et Markovic pour le faire exister en attaque.

Mais les Bleus allaient d’un coup tout faire un peu moins bien alors que l’implosion semblait toute proche dans les troupes de Roiné (0/3 hier). Omeyer ne resplendissait pas pendant que Saric, idole locale depuis moins de trois mois, laissait cette patrie recomposée dans le match.

À cheval sur les deux mi-temps, les Experts prenaient un 6-1 (14-13, 32e ) qui donnait un tout autre tour à cette finale. Il y eut alors un long, long moment d’inquiétude dans les rangs tricolores. « On n’a pas douté mais on s’est fait peur. On savait qu’il ne fallait pas qu’on commence à courir après le score. Mais notre expérience, on a su négocié les ballons vraiment importants », avouait Sorhaindo.

Ainsi, jamais les Bleus ne se retrouvaient en véritable danger puisqu’ils ont toujours mené au score. Mais la sensation de devoir lutter jusqu’au bout ne paraissait pas vraiment prévu. Les occasions de breaks s’envolaient, les blessés s’empilaient. Guigou, Porte puis L. Karabatic rejoignaient un temps le banc. Ça tournait mal.

Guigou : « Ça a tenu jusqu’à la fin »

Durant cette quinzaine dans le Golfe persique, l’absence d’ambiance a souvent été moquée. Hier, ce n’était peut-être pas Zagreb ou Herning mais le boucan des supporters-militaires des deux kops confinait à l’oppressant. Un bruit assourdissant, une équipe en parfaite euphorie et des coups de sifflet pas toujours bien sentis finissait par exaspérer Onesta sur son banc.

Ses Bleus ne créaient pas l’écart qui aurait éteint la lumière des Qataris, qui à plusieurs reprises revenaient à une unité. « Malgré tout, on était sûr de nous car on voyait bien qu’ils ne pouvaient pas enchaîner et ça a tenu jusqu’à la fin », lâchait Guigou.

Ironie du sort, c’est Al-Karbi, le seul véritable Qatari de cette formation arc-en-ciel, qui finissait par trembler devant Omeyer pour laisser l’ogre français à +2 dans le money-time (24-22, 58e ). Le cœur au bord des lèvres, les Bleus s’en sortaient. Hier, ils n’étaient pas seuls dans le désert. Mais aujourd’hui, ils sont seuls au monde. La tête dans leurs cinq étoiles;

Article DNA

Photo FFHB

 

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Tout le SAHB félicite l'équipe de France pour ce nouveau titre historique ... Tellement fiers de vous !!

Merci les bleus !