> C. Gaudin a conduit son 1er entrainement

Rédigé le 06/02/2015.

 

L’ancien gardien de l’équipe de France qui a contribué à la réussite de Saint-Raphaël, Christian Gaudin, a été appelé à prendre en main le destin du SAHB qui lutte pour son maintien. Le nouvel entraîneur sera rapidement dans le bain avec un 16es de finale de Coupe de France ce soir à Saran.

 

Son nom circulait ces derniers jours dans le microcosme du handball. Mais jusqu’à hier matin, ce n’était qu’une rumeur. Elle est finalement devenue officielle : c’est bien Christian Gaudin qui prend la succession de Jean-Luc Le Gall à la tête du SAHB. Celui qui a fait passer Saint-Raphaël de la D2 à l’une des places fortes de la Ligue Nationale (3e en 2012 et jamais moins bien que 6e ) a été choisi par les dirigeants sélestadiens pour remettre le bateau à flot. Avant-dernier à mi-parcours, le SAHB a cinq mois pour se sauver.

 

C’est d’ailleurs la durée du contrat que l’ancien gardien de l’équipe de France, champion du monde en 1995 et 2001, a paraphé hier dans les bureaux du club. « Avec son passé de joueur et d’entraîneur, il a la légitimité et les compétences pour atteindre l’objectif commun, » se félicitait hier matin, Christian Omeyer, le directeur sportif du club alsacien, de la venue de celui que son frère Thierry a remplacé dans la cage des Bleus.

 

« Une porte se ferme, une autre s’ouvre »

 

La satisfaction de diriger à nouveau un groupe semble réciproque à entendre le nouvel arrivant. « Les dirigeants de Sélestat chez qui j’ai senti beaucoup de détermination et de motivation afin de changer les choses par rapport à la première partie de la saison, m’ont sollicité pour relever ce challenge. Il n’est pas facile. Si on n’aime pas se mettre en danger, il ne vaut mieux pas l’accepter. Mais c’est ainsi que je conçois mon métier. On a toujours à apprendre de ses différentes expériences. » Sa dernière en date a pris fin en décembre dernier dans le prestigieux club de Hambourg quand les résultats n’étaient plus à la hauteur des espoirs des dirigeants allemands. C’est ainsi que quelques semaines plus tard, un entraîneur avec un tel pedigree peut débarquer chez l’avant-dernier du championnat de France. « À tout moment, le métier d’entraîneur peut s’arrêter. On est tributaire des émotions et des réactions des gens qui dirigent les clubs. Je n’ai pas d’amertume. Je suis très heureux. Après Saint-Raphaël, j’ai pris du plaisir à m’occuper de l’équipe nationale de Roumanie avant de répondre à l’offre de Hambourg où il fallait tout reconstruire. Je pense que j’ai contribué à remettre le club sur les rails. Une porte se ferme, une autre s’ouvre, il faut être prêt à voyager. »

 

S’il a posé ses valises à Sélestat ce n’est pas pour la douceur du climat. Il lui faudra relancer un groupe qui n’a pas (encore ?) trouvé la bonne carburation mais qui vaut mieux que sa place de relégable si l’on se réfère à ses trois victoires ramenées de l’extérieur (Nîmes, Tremblay et Cesson) au cours de la première partie de la saison.

 

« Le premier chantier, c’est de gagner des matches »

 

Le calendrier de la reprise s’annonce délicat avec un déplacement à Chambéry et les réceptions de Montpellier puis de Saint-Raphaël. « Ici, il y a des joueurs de qualité, des gens qui ont prouvé qu’ils avaient le niveau de la D1 , soutient le nouvel entraîneur. Désormais il s’agira de l’avoir dans la constance pour ramener plus de points. Le premier chantier, c’est de gagner des matches. Même si on ne partira pas favori contre Chambéry et Montpellier, on partira pour gagner. Pour la stratégie, on verra plus tard. Faudra-t-il construire une nouvelle défense ou autre chose ? Laissez-moi un peu de temps. Je viens d’arriver ce matin. »

 

Hier à 17 h 30, Christian Gaudin a dirigé son premier entraînement avec sa nouvelle équipe. Ce soir, il enchaînera avec un premier match à Saran (Loiret) en Coupe de France. Sans Ghita, opéré au pouce et out pour près de trois mois. Sans Clémentia, malade. Mais avec un groupe qui aura l’occasion de lui montrer sa valeur face au leader de la Nationale 1 (une défaite en 13 journées) désireux de se payer un club de LNH. Un premier test qu’il s’agira déjà de ne pas rater.

 

Article L'Alsace

Photo : S. Clément