> Une belle mais vaine résistance

Rédigé le 19/02/2015.

 

Il n’y a pas eu de miracle hier soir à Sélestat. Le SAHB était trop amoindri pour arriver à battre Montpellier qui s’est imposé 21-27, mais assez vaillant pour ne pas être dévoré par le leader du championnat de LNH.

 

Le combat était déséquilibré. Et cela s’est vérifié au moment où le suspense avait été relancé par un efficace début de deuxième mi-temps des Sélestadiens. Relégués à quatre longueurs à la pause, les Violets avaient fait bonne figure. Mais la machine montpelliéraine était en marche. Capable de prendre cinq longueurs d’avance dès la 22e minute (8-13).

 

Mais quand Vujovic, Clémentia puis François-Marie, par deux fois, sont parvenus à replacer le SAHB à une longueur seulement de leur prestigieux adversaire au sortir des vestiaires (16-17, 37e ), le public s’est mis à pousser encore un peu plus fort. Pour tenter de donner un peu de force supplémentaire à son équipe qui faisait avec les moyens du bord. C’est-à-dire avec une demi-douzaine de blessés et un banc réduit à dix joueurs de champ.

 

Bien mieux qu’espéré

 

Face à ce qui se fait de mieux dans le championnat de France, les Sélestadiens n’ont donc pas compté leurs efforts au point d’arriver, sans même avoir l’air d’y toucher, à inquiéter Mickaël Guigou et ses coéquipiers. C’était déjà plus que ce qu’on aurait espéré d’une équipe qui occupe l’avant-dernière place du classement de la Division 1.

 

Les vaillants joueurs locaux ont donc jeté toutes leurs forces dans la bataille. Sans jamais parvenir à fondre sur leur proie. Ils ont touché à plusieurs reprises leur rêve du bout des doigts. Mais le réveil a été violent.

 

La réaction du leader a effectivement été aussi forte que brutale. Tandis que son gardien, Arnaud Siffert fermait sa cage au point de n’encaisser qu’un seul but en 19 minutes entre la 37e et la 56e minute, ses copains de l’attaque signaient deux salves qui allaient tuer définitivement le match. Deux séries de 4-0 avec Bonnefond, Kavticnik et Dolenec dans le rôle des tueurs. L’addition était lourde à l’arrivée (17-25) pour une équipe locale qui avait bien tenu le choc jusque-là.

 

Allait-elle perdre toutes les bonnes choses qu’elle avait semées en route en s’effondrant au cours d’une deuxième période où les forces commençaient visiblement à manquer ? Ce scénario catastrophe était joliment évité par un groupe vaillant et solidaire jusque dans les ultimes minutes.

 

Des rivaux qui se détachent

 

Clémentia et Beauregard relançaient enfin l’attaque alsacienne. Il était bien entendu trop tard. Mais cela donne l’image d’une équipe qui ne renonce pas, qui lutte jusqu’au bout à l’image de son prometteur gaucher Yanis Lenne qui inscrira les deux derniers buts de Sélestadiens en fin de compte battus 21-27. Six buts d’écart. Comparé à la différence de 17 buts de l’an dernier face au même adversaire (24-41), c’est beaucoup mieux. Encourageant pour la suite, même.

 

Sauf que les deux succès surprises de Créteil à Saint-Raphaël et de Nîmes à Toulouse sont venus doucher l’ambiance. Sélestat se trouve désormais à trois points de Toulouse et déjà à cinq de Nîmes, Créteil et Aix. La prochaine réception de Saint-Raphaël s’annonce presque capitale.

 

Article L'Alsace - CW

Photo Hervé CORNU