> Dans le money time

Rédigé le 10/04/2015.

 

Après avoir affronté sans réussite la plupart des équipes du haut du tableau de la D1, les Sélestadiens vont se confronter au cours des six dernières journées à des adversaires davantage à leur portée, contre lesquels l’erreur sera interdite.

 

Il aurait fallu un miracle pour que Sélestat améliore l’ordinaire à Paris mercredi soir. Il n’a pas eu lieu (défaite 36-26). Il n’y a d’ailleurs pas eu de match à vrai dire puisque le suspense avait déjà disparu au terme du premier quart d’heure.

 

Va-t-il en être de même pour le maintien en D1 qui semble de plus en plus précaire au fur et à mesure que les journées défilent et que les Sélestadiens restent à la traîne ? Si l’écart n’a pas bougé avec les autres équipes de queue de tableau puisqu’elles n’ont pas pris de points non plus cette semaine, il devient de plus en plus dur à combler. Reporter ses espoirs sur la fin de saison revient donc pour Sélestat à réussir un quasi sans faute au cours des six dernières journées. Surtout qu’à l’exception de Nantes (6e ), le SAHB sera confronté à cinq concurrents directs, tous situés en deçà de la 8e place.

 

« Se battre comme des lions »

 

Sur le papier, la tâche ne paraît pas impossible. Même s’il peut sembler difficile à imaginer que les Sélestadiens soient en mesure de prendre au cours des deux derniers mois au moins 10 des 12 points en jeu, soit autant qu’en vingt journées depuis septembre dernier. Une volte-face radicale qui aurait tout d’un exploit. Ou d’une réussite hors normes. Mais tant qu’il y a de l’espoir, le discours reste optimiste. Que ce soit chez les joueurs ou chez les dirigeants. « Je reste persuadé que les joueurs vont se battre jusqu’au bout et ne rien lâcher pour tenter de sauver le club de la descente , souffle le président Vincent Momper, contraint de rester au repos en raison d’une opération pour une hernie discale. C’est un sacré challenge, particulièrement compliqué, mais qu’on est capable de relever. Dans le passé, Nîmes l’a fait. Pourquoi pas nous ? Ça passera par des performances, notamment à l’extérieur. Mais nous avons les moyens d’y arriver. À commencer par une victoire à Aix dès la semaine prochaine. Je suis leur premier supporter car je crois sincèrement qu’ils sont en mesure de s’en sortir. »

 

Quand on a déjà gagné trois fois à l’extérieur cette saison (Nîmes, Tremblay et Cesson), il n’est en effet pas impossible d’imaginer d’en faire de même à Aix (10e ), Toulouse (12e ) et Istres (14e ). Ni de faire le plein à domicile face à Nîmes (11e ), Nantes (6e ) et Créteil (9e ). C’est envisageable effectivement, même si ça tient de la gageure.

 

Car il faudrait aussi que, dans le même temps, cette belle moisson se combine avec une disette de l’un ou l’autre de ses rivaux. Tremblay a un calendrier difficile mais, avec 8 points d’avance, paraît irrattrapable. Toulouse ? Cette équipe, qu’il faudra commencer par battre chez elle, a de nombreuses possibilités de marquer des points (à Istres, contre Tremblay et à Aix). Nîmes, qui rend visite à Sélestat début mai, est en mesure de grappiller de-ci, de-là. Aix, en revanche, n’est pas hors de danger s’il s’incline contre le SAHB puisqu’il enchaînera avec des déplacements à Chambéry et Montpellier.

 

« Tant que mathématiquement l’espoir demeure, il faut continuer à délivrer le maximum d’ondes positives , estime Vincent Momper. On est un club qui reste un exemple dans le hand français, on veut encore voir de grands joueurs sur le parquet du CSI dans un championnat qui réunit quelques-uns des meilleurs mondiaux. Je sais que ça se passe très bien entre les joueurs et le coach Christian Gaudin. Rien n’est perdu. Il faut se battre comme des lions. » Et advienne que pourra.

 

Article L'Alsace - CW