> Un club 3 étoiles !!!

Rédigé le 06/05/2015.

 

Les résultats du label LNH, un outil ayant valeur d’audit, viennent de tomber : avec ses trois étoiles, le SAHB se hisse à la 5e place du classement des clubs de première division. De quoi attiser les regrets si le club devait descendre en D2 ?

 

« Le SAHB 5e de LNH ». L’intitulé du communiqué envoyé par le Sélestat Alsace Handball aurait de quoi faire sourire si le club n’était pas en si fâcheuse posture. Avant-dernier au classement du championnat de France de LNH, le SAHB recevra mercredi Nîmes, qui le devance de deux places, pour une rencontre qu’il faudra absolument gagner pour pouvoir encore rêver un peu au maintien.

 

La vérité du terrain dira si le SAHB mérite sa place en D1. D’un point de vue extra-sportif en revanche, le club se montre à son avantage : il vient, comme le précise le communiqué, de se classer 5e du label LNH (lire ci-contre), un outil créé à l’été 2013 « pour aider les clubs à se structurer », précise Nicolas Lemonne, stagiaire chargé de mission sur le label LNH et ancien joueur professionnel (gardien de buts à Créteil et Cesson notamment).

 

« Travailler les points où nous ne sommes pas assez efficaces »

 

La première année, tous les clubs n’ayant pas participé (mais Sélestat en faisait partie), aucun classement n’avait été établi. Les clubs ayant joué le jeu avaient toutefois été évalués. Cette fois-ci, la participation était une des conditions pour l’obtention des droits télés, ce qui fait que les 14 clubs de LNH ont dû remplir une grille d’évaluation forte de près de 1 200 critères, répartis en neuf catégories (lire ci-dessous).

 

Une fois remplies sur une plateforme numérique uniquement accessible aux clubs, ces grilles d’autoévaluation ont été vérifiées à la ligue nationale de handball, où, fait remarquer Nicolas Lemonne, « les neuf grandes catégories correspondent à des métiers exercés au sein de la ligue ». Et Sélestat a obtenu trois étoiles.

 

« Ce label est une fierté pour notre club, ça récompense le travail des dirigeants, du personnel mais aussi des bénévoles, surtout au vu des moyens dont on dispose, », juge le président Vincent Momper. Frédéric Antoine, directeur marketing et communication au SAHB voit dans ce label, sorte d’audit à distance, « l’équivalent d’une démarche qualité en entreprise, qui va nous permettre de travailler sur les points où nous ne sommes pas suffisamment efficaces ».

 

« Un argument pour trouver de nouveaux partenaires »

 

Les résultats permettent de constater que le SAHB est particulièrement performant dans l’organisation des matches ou encore dans la catégorie “matches TV”, qui prend notamment en compte la gestion de la télé et la relation avec le diffuseur. Le club pêche encore un peu au niveau du sportif (centre de formation, staff médical, nombre de contrats pros…) et des ressources humaines. Et par rapport à l’an passé, il a progressé partout sauf dans la catégorie “Administratif”. « Ce sont malheureusement des catégories où ne pourra pas beaucoup progresser tant que nous n’aurons pas un budget en nette progression, estime Frédéric Antoine. Au niveau administratif par exemple, nous faisons avec 3 équivalents temps plein le travail que d’autres font avec 10. »

 

« Un sentiment de fragilité palpable »

 

Dans son commentaire général sur l’attribution du label, la LNH précise d’ailleurs que le SAHB « cultive ses différences, exemplaires souvent, paradoxales parfois en assumant des choix contrains et voulus […] Il jouit d’une solide réputation en région sans toutefois réussir à grossir sa notoriété plus largement […] L’immersion dans le club est étonnante. L’ordre et l’organisation qui y règnent sont accentués par un accueil simple et une présentation sans concession […] Pourtant, un sentiment de fragilité est palpable. On la ressent le plus souvent dans les clubs aux moyens limités. Les perspectives pour faire mieux passent par une augmentation de la surface financière […]

 

Pour augmenter le budget, le club compte justement sur le label LNH. « C’est un argument supplémentaire pour trouver de nouveaux partenaires, juge Vincent Momper. Ça montre qu’à Sélestat, on travaille bien. » « Il est plus intéressant pour une marque d’investir dans un club reconnu pour sa démarche qualité, renchérit Frédéric Antoine. Ce travail de qualité, il est important, même s’il ne rapporte pas de point au classement sportif ; c’est dommage, ça nous aurait bien aidés. »

 

Les notes du SAHB

Les 1 200 critères sont répartis en neuf grandes catégories : communication ; marketing et commercial ; sportif ; organisation des matches ; ressources humaines ; administratif ; infrastructures ; prestations grand public ; matches TV. A chaque catégorie correspond un nombre de points, les clubs devant atteindre le plus grand pourcentage de points dans chaque catégorie.

Voici les résultats du SAHB avec, entre parenthèses, le pourcentage de points attribués l’an dernier.

Sportif (nombre de contrats pros, centre de formation, staff médical…) : 59,9% (50,7).

Organisation des matches : 84,6 % (81,6).

Ressources humaines : 59,3 % (58,2)

Administratif : 72,9 % (73,8)

Infrastructures : 68,3 % (66,3)

Marketing et commercial : 76,3 % (65,2)

Prestations grand public : 77,1 % (73,7)

Communication : 72,5 % (69,4)

Matches TV : 83,9 % (82,7).

Pour bénéficier d’une étoile, les clubs doivent avoir au moins 50 % des points totaux (soit 10 000 sur 20 000) et au moins 40 % dans chaque catégorie. Pour deux étoiles, il faut 55 % des points totaux et 40 % dans chaque catégorie ; pour trois étoiles, 65 % et 50 % ; pour quatre étoiles, 75 % et 60 % et pour cinq étoiles (ce que n’est parvenu à faire aucun club), 85 % et 70 %.

 

Le classement au label LNH

1- Chambéry (17 186 points, 4 *)

2 – PSG (15 155, 4)

3 – Montpellier (15 117, 3)

4 – Dunkerque (14 519, 3)

5 – Sélestat (14 486, 3)

6 – Toulouse (14 420, 3)

7 – Nîmes (14 113, 3)

8 – Nantes (14 107, 3)

9 – Saint-Raphaël (13 815, 3)

10 – Créteil (13 514, 2)

11 – Aix (13 021, 2)

12 – Cesson (12 370, 2)

13 – Tremblay (11 820, 1)

14 – Istres (10 886, 1).

 

Un an de label

 

Quel que soit son avenir, en D1 ou en D2, le SAHB conservera son label 3 étoiles pendant un an, avant une nouvelle évaluation où, précise-t-on à la LNH, les clubs de Pro D2 devraient être associés, mêmes si les critères pourraient être différents de ceux des clubs de D1.

 

Article DNA / Florent Estivals

 

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Le SAHB brille en coulisses

 

S’il fallait une preuve supplémentaire que le handball sélestadien mérite sa place parmi les meilleurs de l’élite française, la réponse est venue des instances de la Ligue qui gère le championnat professionnel. Elles viennent de valider le label trois étoiles au SAHB qui se distingue comme l’un des plus performants du championnat de France.

 

 

Les bonnes nouvelles sont assez rares, en ce moment, du côté du club de handball de Sélestat, qu’il convient d’apprécier et de s’attarder sur la distinction que viennent de lui attribuer les instances de la Ligue Nationale qui gèrent les clubs de l’élite. Alors qu’il lutte actuellement pour son maintien à ce niveau en étant 13e sur les 14 clubs du championnat, le SAHB figure au 5e rang des clubs de la D1 selon un classement publié par la Ligue. Le club alsacien y obtient même 4 étoiles sur 5 possibles en terme d’organisation de matches, en prestation grand public et dans le domaine du marketing et du commercial. « Ce club cultive ses différences, exemplaires souvent, paradoxales parfois, en assumant des choix contraints et voulus , souligne le rapport de la Ligue au sujet du SAHB. L’équation n’est pas simple pour faire vivre un club de D1 dans la plus petite communauté de communes de la division. »

 

 

Avec ses moyens réduits, Sélestat est condamné à faire des miracles. Sur le plan sportif, cela lui a bien réussi ses trois dernières saisons depuis son retour au sein de l’élite où le classement sportif est, à quelques exceptions près, le même que le classement des budgets. Cette année, les résultats sont inférieurs aux précédents et cela risque de coûter la relégation. Il reste encore cinq matches pour rectifier le tir. C’est la vérité du terrain qui parlera à la fin du championnat. En revanche, dans les coulisses, les voyants sont au vert. Sélestat apparaît même comme un exemple. « À travers ce label trois étoiles, on recueille les fruits du travail accompli depuis plusieurs années , se réjouit Frédéric Antoine, le directeur marketing du SAHB. Grâce à cette étude, on sait qu’on est sur la bonne voie du développement. Ce label de la LNH, équivaut à une certification qualité dans les entreprises. On a, certes, encore une marge de progression mais elle n’est pas si grande que ça en raison de notre budget. »

 

« Une fabuleuse récompense pour nos bénévoles »

 

Dans les neuf critères mis en avant par la Ligue, Sélestat n’a pas les moyens de rivaliser sur le plan du sportif et des ressources humaines. Là où les grandes écuries comme le PSG ou Montpellier ont plus d’une dizaine d’emplois plein-temps (ce qui leur vaut 5 étoiles), Sélestat n’a que trois salariés à plein-temps (2 étoiles). « Notre budget ne nous permet pas d’étoffer le staff médical ou sportif même si nous nous efforçons d’augmenter notre partenariat privé , explique Frédéric Antoine. En revanche, on soigne la qualité. Ça nous permet d’avoir un excellent retour sur investissement. »

 

Ce n’est pas pour rien que le nombre des partenaires privés du SAHB est de l’ordre de 170. C’est grâce à leur implication avec le club violet que le budget est en constante augmentation depuis plusieurs saisons. « Pour que le club puisse passer un cap, il nous faudrait quelques partenaires d’envergure nationale. On a encore un déficit de notoriété qui nous empêche de séduire l’une ou l’autre grande marque nationale. Malgré ses résultats sportifs, le handball n’attire pas autant que d’autres sports même si on a l’un des meilleurs taux de retour sur investissement » , plaide celui qui est aussi le directeur de la communication.

 

Sélestat dispose par ailleurs d’un capital qui ne s’achète pas : ses bénévoles. Si le club figure parmi les meilleurs de France au chapitre des organisations de matches ou des prestations grand public, c’est principalement grâce à la centaine de passionnés qui œuvre à chaque réception. Derrière les buvettes, à la boutique des produits dérivés, à l’installation des salles de réception, au barbecue, à l’animation. « Ce label est une fabuleuse récompense pour toutes ces personnes qui ne comptent pas leurs heures, qui aident le club en permanence et qui doivent se sentir valorisées par cette distinction de la Ligue , souligne Frédéric Antoine. Ils peuvent se dire qu’ils forment l’épine dorsale d’un club 3 étoiles pour une prestation 4 étoiles. »

 

Chevilles ouvrières d’un club pas comme les autres, l’abnégation de ces bénévoles est valorisée par les résultats de l’équipe qu’ils soutiennent. La relégation qui menace est forcément dommageable. L’analyse de la Ligue a d’ailleurs souligné la nécessité « d’augmenter la surface financière du club, pour compléter son organisation sportive afin de limiter les risques de descente. »

 

« Si l’on descendait, l’idée serait de remonter le plus rapidement possible en garantissant à nos partenaires les mêmes prestations , insiste Frédéric Antoine. On aurait préféré être 5e du championnat et du label. Mais la situation est ce qu’elle est. »

 

5ème : C’est la place décrochée par le Sélestat Alsace handball cette année au classement des clubs établis par la Ligue Nationale de handball. Derrière des grosses écuries comme Chambéry, le PSG, Montpellier et Dunkerque, Sélestat y figure en 5e position devançant des clubs issus de grandes agglomérations comme Toulouse (6e ) ou Nantes (8e ).

 

Article L'Alsace - CW

 

Photo : Steph-dit-Esca