> Détection au centre de formation de Sélestat

Rédigé le 02/05/2015.

 

Pour la deuxième année, Sélestat a organisé – jeudi – une journée de détection pour son centre de formation. Avec l’idée de trouver aujourd’hui les joueurs qui feront son bonheur demain.

 

Ils sont venus de loin (Chartres, Montpellier, Saint-Raphaël, Ivry…), avec un seul et même espoir : taper dans l’œil des recruteurs sélestadiens pour intégrer le centre de formation violet.

 

C’est ainsi le cas de Jennyferson, pas encore 18 ans. Après Angers, Nancy et Cherbourg, le jeune ailier gauche de Troyes (Prénationale) a bouclé sa tournée d’essais en Alsace.

 

Comme la plupart des joueurs de son âge, il rêve de « devenir pro ». Et comme 21 autres, il était là, jeudi au CSI, pour se rapprocher de son rêve.

 

Pour la deuxième année consécutive, Sélestat a organisé une journée de détection. Avec un succès encore plus important : davantage de candidatures, davantage de participants et « un niveau bien plus élevé ».

 

« Cette journée de détection ne constitue pas le seul moyen de recrutement », commence par expliquer Thierry Demangeon, le directeur du centre de formation sélestadien.

 

« On voit tout de suite les joueurs qui sortent du lot »

 

Et si elle ne permettra pas toujours de dénicher la perle rare, « il n’y a que des bons côtés à l’organiser », notamment pour élargir au-delà de l’Alsace le champ d’investigation. « On commence seulement à faire vivre cette journée de détection et elle va prendre de l’importance au fil du temps. »

 

L’idée est double. « Donner de la visibilité au centre de formation, faire en sorte que les joueurs aient “le réflexe Sélestat”, souligne Thierry Demangeon, sans oublier le principal. Dénicher des talents susceptibles de jouer avec l’équipe pro dans les trois ans. »

 

Mais c’est bien connu, il y a (beaucoup) moins d’élus que de postulants. Et cette journée de détection avait surtout vocation à servir de sélection.

 

À travers des tests physiques le matin (sauts, vitesse, endurance) sous la houlette de Claude Karcher, le préparateur physique sélestadien. À travers, aussi, les oppositions de l’après-midi, où tous ont “gambadé” sur le parquet du CSI – sous les yeux de Christian Gaudin et Christian Omeyer – dans un joyeux melting-pot.

 

Comment d’ailleurs évaluer des joueurs venus d’horizons différents (des -18 ans régionaux à la N1) et qui n’ont jamais évolué ensemble ? « On voit tout de suite les joueurs qui sortent du lot. Au bout de quarante-cinq minutes, on avait repéré les profils intéressants. »

 

Un long chemin avant d’accéder au monde pro

 

Pendant près de deux heures, chacun aura essayé de se mettre en valeur. « Ce n’est pas évident, souffle Clément (17 ans), gardien de but à Montpellier. On ne connaît pas les tireurs par exemple. On ne peut pas forcément montrer ce que l’on vaut, toutes ses qualités. J’espère m’en être bien sorti ! »

 

Pendant près de deux heures, chacun aura essayé de se mettre en valeur. « Ce n’est pas évident, souffle Clément (17 ans), gardien de but à Montpellier. On ne connaît pas les tireurs par exemple. On ne peut pas forcément montrer ce que l’on vaut, toutes ses qualités. J’espère m’en être bien sorti ! »

 

Le fait de côtoyer des coéquipiers qu’il découvrait n’a pas gêné Jennyferson. « J’ai eu des ballons, sourit-il. Mais on ne peut pas tout montrer. J’espère que ça va marcher. »

La saison prochaine, Sélestat aura – au minimum – quatre conventions à donner (seul l’arrière Nicolas Schneider sera encore sous contrat avec le centre de formation violet).

 

Certaines seront peut-être pour d’actuels joueurs de la réserve, d’autres pour l’un ou l’autre des joueurs venus tenter leur chance jeudi.

 

« Nous avons pu observer quelques joueurs intéressants, souligne Thierry Demangeon. Tous rêvent de devenir pros et ils ont pu toucher du doigt ce monde-là. Il y aura des déçus, mais c’est de toute façon une expérience qui leur servira. »

 

L’histoire dira bientôt si une pépite s’était glissée lors de cette journée. La prochaine étape sera ensuite de faire ses preuves pour que Sélestat la lance dans le monde professionnel.

 

Un long chemin…

 

Article DNA - SG

Photo DNA - FD