> Maintenant ou jamais

Rédigé le 06/05/2015.

 

Les enjeux de cette 22e journée sont très simples. Nîmes veut valider son maintien, Sélestat entend ne pas hypothéquer le sien. Une défaite et l’espoir aura vécu. Ce soir face aux Gardois, les Violets jouent leur survie en D1, tout simplement.

 

Il ne veut surtout pas que l’histoire se répète. Pas une deuxième fois. Thierry Fleurival a déjà connu une relégation. C’était en 2012 et son club d’alors, Istres, était tombé en Pro D2 lors de la toute dernière journée.

 

« Le club est en danger et j’espère que chacun en est conscient »

 

« Je ne veux pas revivre le même scénario », lance-t-il avec détermination. Parce que c’est la hantise de tout sportif de haut niveau. Mais aussi parce que c’est Sélestat.

 

« Il faut se battre pour que le club reste en vie, pour tous les gens autour. Il y a un engouement ici. J’ai encore croisé dans la rue aujourd’hui (hier) des gens que je ne connais pas, mais qui m’ont glissé des mots d’encouragement. »

 

Alors le défenseur sélestadien « donnera tout » pour aider son équipe à décrocher une victoire « capitale ». Thierry Fleurival (32 ans) a suffisamment d’expérience pour savoir qu’une défaite sonnerait la fin des illusions alsaciennes (même si la relégation ne serait pas actée mathématiquement).

 

« Si on laisse partir Toulouse et Nîmes lors de cette journée… », souffle-t-il, tout en refusant cette éventualité. Le Guyanais reste persuadé que Sélestat peut encore se sauver, est capable d’inverser la situation.

 

« Sur le plan du handball, on a les arguments. Mais c’est surtout mentalement qu’il faudra être fort. Il va falloir montrer qu’on en veut plus que notre adversaire. »

 

On peut compter sur Nîmes, pas encore rassuré, pour ne pas fléchir sur ce plan-là. Alors “Titi” attend forcément du répondant de la part des siens.

 

Davantage qu’à Aix-en-Provence en tout cas, lors du dernier match, où les joueurs de Christian Gaudin ont perdu pied à un moment crucial.

 

Les Violets quasiment obligés de réaliser un sans-faute

 

« Il fallait également gagner ce match, rappelle Thierry Fleurival. On n’est qu’à deux buts à la 41e minute (23-21) , mais on loupe trois contre-attaques de suite et on sombre. Nous allons devoir être plus efficaces, plus solides dans la tête. »

 

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Photo : Thierry Photography