> Défaite de Sélestat face à Nîmes

Rédigé le 07/05/2015.

 

C’est sans aucun doute la défaite de trop, celle qui enterre les derniers espoirs de maintien. Hier, contre Nîmes, les Violets ont tout fait de travers (20-27). Et on ne voit pas comment ils pourront éviter la D2.

 

Décidément, la semaine aura été bien noire pour le handball alsacien. Après l’Entente Strasbourg/Schiltigheim, reléguée en N1 mardi à la suite de sa défaite à Billère, Sélestat a vu ses derniers espoirs de maintien en D1 s’envoler hier. Ce n’est pas fait mathématiquement, mais c’est tout comme.

 

« Qu’est-ce que l’on peut espérer en jouant comme ça ? »

 

Comment croire, désormais, que les Violets pourront rattraper leurs six points de retard sur Toulouse et les sept sur Nîmes, alors que seulement huit points seront encore à prendre lors des quatre dernières journées ? « Qu’est-ce que l’on peut espérer en jouant comme ça ? », souffle, dépité, le pivot Olivier Jung.

 

Pas grand-chose, à vrai dire. Ce match contre Nîmes était celui qui devait entretenir l’espoir. Ce sera sans doute le match qui l’aura enterré. Même un sans-faute pourrait ne pas être suffisant, car il faudrait pour cela que Toulouse et Nîmes perdent tout, ou presque. Seul un succès dans la Ville Rose, la semaine prochaine, pour revenir à quatre longueurs des Toulousains, pourrait conforter les plus optimistes.

 

« Avec cette défaite, on devient tributaires des résultats des autres équipes, ne peut que constater Christian Gaudin, l’entraîneur violet. Il faut garder une lueur d’espoir, ce n’est pas fait mathématiquement. Il faut aussi trouver des solutions et des joueurs qui ont envie de tout faire pour sortir la tête haute lors des quatre matches qui restent. »

 

Hier contre Nîmes, on n’a pas toujours eu l’impression que les Sélestadiens jouaient leur survie en D1. Comment expliquer sinon les trop nombreux ballons rendus aux Gardois, les trop nombreux échecs aux tirs (même s’il fait partie du jeu), les successions d’erreurs grossières ? Il a semblé manquer une âme pour contrebalancer la pression inhérente à ce genre de match couperet.

 

Sélestat n’aura mené que deux fois au score (2-1 à la 4e puis 3-2 à la 6e ). Ensuite ? Les coéquipiers de Beauregard semblaient déjà au bord de la rupture dès la 18e (6-10). Une défense (un peu) plus agressive, un bon Kappelin dans le but retardaient l’échéance (10-11, 25e ).

 

Joli, Ghita puis Fleurival avaient trois balles d’égalisation successives. Trois arrêts d’Idrissi. L’illustration parfaite du déchet sélestadien hier. Et si Vujic, d’un missile sous la barre, s’en chargeait (11-11, 29e ), c’est bien Nîmes qui virait en tête à la pause (11-13).

 

C’est encore Nîmes qui s’échappait dès l’entame de la seconde période. Sélestat ratait toujours autant. Et l’addition devenait salée (13-18, 38e ). Christian Gaudin avait beau multiplier les rotations, changer de défense, rien n’y faisait. Joli trouvait le poteau, Clementia échouait sur penalty (15-23, 48e ).

 

Le public, déjà agacé par la prestation des siens, commençait à siffler. Ces sifflets se transformaient en (timides) clameurs avec le semblant de retour violet (19-24, 54e ). Pas pour longtemps. Parce que Nîmes ne tremblait pas (19-26 à la 56e , 20-27 au final).

 

Les sifflets du CSI

 

Des sifflets tombaient alors à nouveau des travées du CSI. C’est dur, mais justifié. « Le public vient nous soutenir et on passe complètement à travers. On n’a pas le droit, il n’y a même pas eu de match. Si au moins on avait perdu avec honneur. Les sifflets sont logiques », souligne Olivier Jung.

 

Sélestat s’est raté, dans les grandes largeurs. « C’est le moins que l’on puisse dire, lance Christian Gaudin. Ça se joue essentiellement sur notre manque de réalisme. »

 

Comment, maintenant, aborder les quatre dernières journées ? Comment se relever après un tel coup de massue ? « Ça fait très mal. On doit jouer avec un minimum d’orgueil », lâche Olivier Jung. C’est effectivement le minimum. Mais on se répète, on ne voit comment cela pourrait éviter à Sélestat un retour en D2. Non, on ne voit vraiment pas.

 

Article DNA 

Photo DNA

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La messe est dite pour Sélestat qui a vu ses derniers espoirs de maintien en D1 s’évanouir hier soir à domicile en se laissant dévorer par des Nîmois (20-27) beaucoup plus concernés et qui n’ont pas raté l’occasion de l’emporter et d’enfoncer leur adversaire direct.

 

Des spectateurs qui quittent la salle bien avant le coup de sifflet final, des sifflets qui descendent des gradins pour manifester le sentiment de dépit qui a gagné les supporteurs, des larmes sur les joues d’une inconditionnelle des Violets. Hier soir, les Sélestadiens ont tout fait à l’envers. Ce qui a occasionné une grosse frustration chez un public qui, s’il ne croyait plus trop au miracle, espérait tout de même une réaction d’orgueil de son équipe.

 

Elle n’est jamais venue. Ou alors par séquences ou par l’intermédiaire de l’une ou l’autre individualité. Mais jamais collectivement. Malheureusement pour les Sélestadiens. C’était bien entendu insuffisant pour déborder un adversaire qui avait l’occasion de sauver définitivement sa peau. Et malgré les absences de plusieurs titulaires (Ferrero, Waeghe), les Gardois ont rendu la monnaie de leur pièce aux Sélestadiens qui les avaient surpris à l’aller.

 

Rien n’a fonctionné

 

Perdre n’est pas un déshonneur quand on tombe sur plus fort que soi. Quand on a le sentiment d’avoir tout donné. Mais hier soir, c’est une équipe sans âme, sans vie, qui a erré aux quatre coins du terrain. Ratant une quantité de tirs qui ont permis à Idrissi, le gardien nîmois, de briller.

 

Son homologue de Sélestat, Richard Kappelin, a aussi été particulièrement brillant en multipliant les arrêts pour finir avec près d’une vingtaine de parades. Mais il n’a pas pu empêcher son équipe de prendre l’eau dans les grandes largeurs. Quand les pertes de balles se multiplient. Quand les mauvais choix finissent par saper le moral des joueurs. Quand les trois penaltys atterrissent sur le gardien adverse ou hors du cadre.

 

Rien n’a fonctionné hier soir lors de cette rencontre capitale pour le maintien. Comme tétanisés, les Sélestadiens ont vraisemblablement livré l’un de leur pire match depuis des lustres. Comme un résumé d’une saison où rien n’a véritablement tourné rond. Et dont le verdict ne fait désormais plus aucun doute. Car même si mathématiquement, ce n’est pas encore enregistré, la réalité veut que l’Alsace perd sa place au plus haut niveau du handball français.

 

Un long calvaire

 

Le dernier espoir s’est envolé hier soir au cours d’une soirée où les locaux n’ont mené qu’une seule fois au score (3-2, 5e ). Le reste du match, la bande à Christian Gaudin, qui n’a donc pas pu faire mieux que son prédécesseur Jean-Luc Le Gall, a couru après le score.

 

Rapidement distancés (6-10, 18e ), les Sélestadiens se sont fatigués à revenir à la hauteur d’un adversaire qui a bien mieux négocié les instants décisifs. Comme ce but à la sirène de la mi-temps de Gallego, qui a redonné deux longueurs d’avance aux Nîmois (11-13) alors que le SAHB venait d’opérer la jonction une minute plus tôt (11-11) grâce à l’une de ses rares phases réussies (un 5-2 en dix minutes).

 

C’était déjà le chant du cygne. La seconde période allait rapidement mettre fin au suspense : 12-17 (37e ), puis 15-23 (48e ). Mais davantage que le score, c’est le spectacle proposé qui tournait au pitoyable. Pour ne pas dire ridicule. Bref un long calvaire qui s’est fini sur un écart de sept buts (20-27) et qui condamne le SAHB à la D2.

 

Article L'Alsace