> L’histoire d’une saison

Rédigé le 21/05/2015.

 

Ils voulaient offrir une victoire à leur public. Ils la voulaient aussi pour eux-mêmes, de façon à quitter la LNH la tête haute. Les Sélestadiens n’en sont pas passés loin contre Nantes hier. Mais c’est la frustration, une fois de plus, qui l’a emporté (31-32).

 

C’est l’histoire de la saison. Une saison de frustration. « Oui, on est frustrés après ce match », souffle Julien Meyer, le jeune gardien sélestadien. Comment peut-il en être autrement quand on s’incline, d’un but, d’un tout petit but ?

 

Les Violets se sont battus pour faire chuter Nantes, l’un des ténors de LNH, vainqueur de la dernière Coupe de la Ligue. Mais une fois encore, une poignée d’erreurs les ont privés d’un succès, qui, s’il ne pouvait plus empêcher la relégation en D2, aurait pansé quelques plaies.

 

« On aimerait finir sur une bonne note pour remercier notre public »

 

On pense à ces échecs à six mètres, à ces deux penalties ratés, à ces quelques passes mal assurées. « C’est rageant, répète Julien Meyer. Au haut niveau, ça se joue sur des détails. Contre Nantes, les détails négatifs ont penché de notre côté. »

 

Les Sélestadiens avaient pourtant entamé cette rencontre de la meilleure des façons. Christian Gaudin, dans un souci sans doute de préparer l’avenir, avait lancé dès le début Lenne à l’aile droite ou Ghita au poste d’arrière droit. Et ça marchait (3-1 à la 3e avec deux buts de Beauregard). Est-ce la panne de lumière, qui venait interrompre le jeu, quelques minutes, qui freinait l’élan alsacien ? Qui sait…

 

Car Nantes recollait, sanctionnant les errements de son adversaire dans le repli défensif (6-5, 8e ). Rivera égalisait (6-6, 10e ), Nyateu plaçait les siens en tête (6-7, 11e ), mais les débats restaient équilibrés. Lenne, puis Beauregard, ramenaient Sélestat à hauteur (11-11, 17e ).

 

Meyer prenait le relais de Kappelin dans le but et s’illustrait d’emblée face à Gharbi. Mais il ne pouvait cependant pas empêcher le temps fort nantais. Une poignée de contre-attaques donnait une avance de quatre buts aux coéquipiers de l’ancien Violet Feliho (12-16, 23e ). Mais c’est seulement avec deux longueurs de retard que les joueurs de Christian Gaudin bouclaient ce premier acte, principalement grâce aux flèches (très) lointaines de Ghita (16-18).

 

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Photo DNA - FD