> Julien Meyer dans une cage dorée

Rédigé le 16/09/2015.

 

C’est avec le titre de meilleur gardien des championnats du monde, où la France version U21 s’est imposée, que Julien Meyer est rentré du Brésil. Il ne bombe pas le torse pour autant.

 

Sélestadien pur souche , même si son père Paul, marié à Frédérique, vient de la proche « banlieue » (Ebersheim), le petit Julien a commencé son épanouissement sportif au travers de l’équitation aux Ecuries du Giessen, à Ebersheim. « On s’est trouvés là avec Yanis. De temps en temps, j’allais voir jouer mon oncle (Bertrand Pabst, frère de sa mère, qui avait aussi joué au plus haut niveau avec Sélestat) au Cosec, et le hand est un sport qui m’a plu. C’était parti ! »

 

Il fera toutes ses classes avec Yanis, partagera les titres et le cursus en Pole espoir. Mais plus les joies de la même équipe de France, puisqu’il a été surclassé dans la catégorie d’âge supérieure cette année. Ce qui ne les a pas empêchés, heureux hasard, d’aller tous deux décrocher le titre mondial.

 

Concilier handball et études d’ingénieur

 

Leurs formations universitaires ont aussi emprunté d’autres voies. Julien Meyer se destine en effet à une carrière d’ingénieur dans l’aéronautique, ayant été admis à l’INSA (Institut national des sciences appliquées) à Strasbourg cette année. « La préparation intégrée, un tronc commun, je la ferai en deux ans. »

 

L’ancien gardien de la réserve passé pro au SAHB, doit en effet jongler avec des emplois du temps démentiels de quelque 70 heures par semaine. Mais lui aussi, en tant qu’un des deux rookies titulaires, souhaite contribuer à la remontée du SAHB. « Toute l’équipe et tous ceux qui qu’intéressent au hand en Alsace partagent cette ambition d’aller aux play-off en fin de saison. » Sur le plan personnel, Julien Meyer compte prendre la pleine mesure d’un métier sportif prenant, et tellement passionnant, tout au long de la saison, après avoir parfaitement négocié les premiers matches.

 

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Photo : A KIEFFER