> « Donnez-nous un peu de temps »

Rédigé le 05/10/2015.

 

Christian Gaudin demande qu’on soit patient avec un groupe sélestadien en reconstruction et surtout très jeune, dont la troisième défaite de rang, vendredi à Billère, complique sa situation au classement.

 

Ceux qui rêvaient d’un parcours de relégué comme Créteil, invaincu en 24 journées (21 victoires et 3 nuls), il y a deux ans, voire comme Ivry, la saison passée (19 victoires, 4 nuls et 1 seule défaite) vont devoir déchanter. Sélestat n’a pas la carrure de ces deux équipes de LNH, qui ont réalisé un passage éclair à l’étage inférieur. Faire aussi bien que Nîmes (22 succès et 4 défaites en 2012-2013) n’est déjà presque plus possible, alors que le championnat n’en est qu’à sa 5e journée. Cette saison, les deux formations descendues de la Ligue Nationale ne feront pas figure d’épouvantail. Istres et Sélestat cumulent déjà cinq défaites à eux deux et ne font pas partie du top 5.

 

Même si le championnat est encore long, particulièrement indécis et plein de surprises, il faut se rendre à l’évidence : Sélestat devra s’y faire sa place. Son statut d’ancien de la LNH ne lui offre aucun avantage, mais plutôt l’inconvénient d’avoir une pancarte dans le dos. Car si son effectif recèle de véritables talents, il n’a pas non plus la stature d’une armada dominatrice.

 

« Des erreurs de jeunesse qu’il faut accepter »

 

Cela s’est traduit par une nouvelle défaite vendredi à Billère. Dans le Béarn, le SAHB n’a pas pu redresser la barre, encaissant du coup, sa troisième défaite consécutive. Un court revers (28-26) qui n’a rien d’infamant face à un adversaire qui sait dicter sa loi dans son fief du Sporting d’Este. Mais un revers quand même. « On a souffert des mêmes maux. Même si les joueurs se sont complètement investis, l’équipe manque d’expérience et de maturité dans la gestion de la balle , constate Christian Gaudin. C’est une équipe jeune, pleine de talent mais qui est en apprentissage. Il reste beaucoup de travail à faire. Il n’y a pas non plus de honte à s’incliner de deux buts chez un adversaire qui occupe la 2e place du classement (NDLR : c’était avant le match de Pontault). »

 

Suite de l'article L'Alsace

Photo F. WURRY