> Sélestat s’incline sur le fil (28-27) à Nancy

Rédigé le 31/10/2015.

 

Un espoir trop fugace

 

Sélestat avait l’occasion, au moins provisoirement, de rejoindre Besançon en tête du championnat. Malgré un incroyable finish alsacien, c’est Nancy qui a prolongé, sur le fil, sa belle série (28-27).

 

On aime d’abord le sport pour les émotions qu’il peut procurer. Pour les improbables retournements de situation qu’il nous offre parfois. À la pause, conclue sur le score de 18-11 en faveur de Nancy, qui, sincèrement, aurait misé sur le fait que Sélestat serait encore en course pour la victoire dans le money-time ?

 

Pas grand monde. Peut-être même pas la quarantaine de supporters violets qui avait fait le déplacement en Lorraine. Et pourtant, après le but de Seri à la 59e , les joueurs de Christian Gaudin avaient pris les devants au score pour la première fois dans cette rencontre (26-27).

 

L’espoir, après le désespoir, avait gagné les rangs alsaciens. Celui de signer, grâce à cet incroyable finish, comme à Saran, comme à Pontault-Combault, un quatrième succès de rang. Cet espoir s’est malheureusement éteint aussi vite qu’il était apparu.

 

Plombés par une première période catastrophique

 

Soltane a d’abord égalisé, sur penalty (27-27, 59e ). Savic a ensuite trouvé Potteau, le gardien lorrain, sur son chemin. Nancy avait le ballon de la victoire. Et c’est Mayayo, au buzzer, qui s’est chargé de prolonger l’euphorie de son équipe, qui a décroché hier sa 6e victoire consécutive pour s’installer sur les sommets de la Pro D2.

 

C’est exactement ce qu’ambitionnait Sélestat. Les Violets pouvaient rejoindre Besançon en tête du classement. Auraient-ils été effrayés par cette pourtant belle perspective ? Toujours est-il que la première période de Beauregard et consorts s’est avérée catastrophique.

 

Un chiffre, un seul, suffit pour le prouver. Sélestat a encaissé la bagatelle de 18 buts, autant que contre Dijon, à peine moins que face à Istres (21) une semaine plus tôt. C’est peu dire que l’on n’a pas reconnu ces Violets. C’est peu dire qu’ils avaient laissé leur défense en Alsace.

 

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