> Versatiles Violets

Rédigé le 01/11/2015.

 

On pensait Sélestat lancé, apte à mater cette séduisante formation nancéienne. Las, il va vraiment falloir s’habituer à l’irrégularité des Violets.

 

Quand on perd un match d’un but, on est forcément déçu. Et quand on réalise trente minutes, les premières, aussi « catastrophiques », on est forcément remonté.

 

Déficit de maturité

 

Christian Gaudin, l’entraîneur sélestadien, balançait donc entre ces deux sentiments après cette défaite, la quatrième depuis le début du championnat, à Nancy. « La première période est difficile à accepter. »

 

Y a-t-il des explications, peut-être même des circonstances atténuantes, qui permettraient de comprendre ?

 

La première, c’est le manque de soldats. Fleurival et Vujic, blessés, n’étaient pas là. Nyembo et Lenne, diminués, n’ont pas pu être utilisés, quand Martin, lui aussi gêné, n’a pu être sollicité qu’en défense.

 

Mais Christian Gaudin ne veut pas s’en servir comme d’une excuse. « Cela fait partie intégrante d’une saison. Il faut savoir gérer ces moments-là. Personne n’est indispensable. On doit gagner avec ceux qui sont sur le terrain. »

 

La deuxième, c’est cette irrégularité que l’on pensait évaporée, tout du moins atténuée, après ces trois succès alignés contre Dijon, Pontault-Combault et Istres. La solidité défensive entrevue n’était peut-être pas aussi importante que l’on aurait aimé le croire.

 

Sélestat s’est au contraire compliqué l’existence avec ce premier acte totalement raté (18-11), à mille lieues de ce que l’on peut attendre d’un candidat aux play-offs. « Mais est-ce que l’on a suffisamment de maturité pour ne pas se compliquer la vie ? », interroge le coach sélestadien. Pour lui, c’est non.

 

« La première période à Pontault n’était pas vraiment différente », rappelle Christian Gaudin. Sauf que ce jour-là, les Alsaciens avaient pu compter sur un Jérémie Sargenton « sur une autre planète » pour limiter la casse.

 

Ce déficit de maturité peut-il tout expliquer ? Non, il est simplement à prendre en compte. Voilà, pour le verre à moitié vide. Christian Gaudin est aussi dans son rôle quand il s’attache à voir l’autre moitié, un peu plus remplie, du verre.

 

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Photo F WURRY