> Leurs années violettes

Rédigé le 27/11/2015.

 

On aurait des dizaines d’histoires à raconter autour de ce 32e de finale de Coupe de France entre Strasbourg/Schiltigheim et Sélestat. Régis Matzinger, Yannick Ludwig et Anthony Abbey, aujourd’hui à l’ESSAHB, évoquent leur formation en violet.

 

C’est le cas partout, dans tous les sports. Les joueurs formés dans les clubs professionnels, ceux qui en tout cas ne passent pas le cap du fameux contrat, essaiment ensuite aux alentours.

 

« Quand on joue contre son club formateur, on a toujours envie de montrer ce qu’on y a appris »

 

Aujourd’hui à l’ESSAHB, où on sait aussi bien travailler, Régis Matzinger, Yannick Ludwig et Anthony Abbey progressent encore, mais tous les trois sont unanimes: leur passage à Sélestat a beaucoup compté.

 

« L’Alsace est réputée pour son handball, indique le dernier cité, Violet pendant deux ans après être arrivé de sa Franche-Comté natale. À Sélestat, j’ai eu la chance d’avoir du temps de jeu en N1 et même de m’entraîner pendant six mois avec le groupe de la D1. Forcément, j’ai beaucoup appris. »

 

C’est sans aucun doute à Sélestat, où il a débarqué à l’âge de 18 ans en 2009, que Yannick Ludwig a pris conscience de ses qualités.

 

« Sur le plan de la formation, c’est le meilleur club en Alsace, avec des entraîneurs compétents. Thierry Demangeon (le responsable du centre de formation et coach de la réserve, ndlr) m’a pris sous son aile et m’a fait beaucoup progresser. Et puis quand on est Alsacien, porter le maillot de Sélestat, c’est quelque chose. Petit, je ne l’aurais jamais imaginé. C’est une fierté d’y être parvenu. »

 

Suite de l'article DNA

Photo : Strasbourg Photo