> À côté de la plaque

Rédigé le 20/02/2016.

 

Après une bonne entame, Sélestat a, petit à petit, perdu de sa superbe pour finir par être totalement stérile pendant plus d’une vingtaine de minutes. Saran ne s’est pas privé d’en profiter et de confirmer son excellent parcours en s’imposant logiquement en Alsace (21-26).

 

L’occasion était belle pour prendre l’avantage sur un rival au classement et poursuivre sa série de trois victoires consécutives. Mais il faut croire que l’enjeu a pesé plus qu’il n’en fallait sur les épaules des Alsaciens qui sont passés à côté de leur match de rentrée à domicile. Après plus de deux mois sans assister au moindre match de son équipe, le public sélestadien était désireux de revoir ses favoris et de les aider à rester maîtres à la maison, comme ils l’avaient clamé.

 

Mais ces bons vœux sont partis en fumée au terme d’un rendez-vous raté qui rappelle celui de Besançon au cours du cycle aller et qui confirme que cette équipe de Sélestat avance sans la moindre garantie dans ce championnat à rebondissements.

 

Un trou noir d’une demi-heure

 

Les Sélestadiens ont pourtant mordu à pleines dents dans la rencontre, débutants comme il se doit en étant vigilants derrière grâce à des parades pleine d’à-propos de Julien Meyer mais aussi efficaces devant avec Savic auteur de la moitié des six premiers buts de son équipe dont deux sur jets de sept mètres. Greg Martin ouvre le score et le SAHB mène (3-1 à la 5e , puis 5-3 à la 9e ). Mais Saran reste en embuscade et s’accroche. Vozab, l’ancien de Cernay, est particulièrement en verve durant cette entrée en matière et signe l’égalisation saranaise à la 11e minute.

 

Le SAHB a des munitions et repart de plus belle. Au quart de jeu, les Violets ont repris deux longueurs d’avance sur des réalisations de Valentin et Gaudin (8-6). Même si les balles perdues polluent le jeu des locaux, tout va bien dans la maison jusqu’à la 17e minute (9-7). C’est à ce moment-là que la machine se dérègle. Mais pas qu’un peu puisque les Violets ne marqueront plus qu’un but jusqu’à la pause, c’est-à-dire en 13 minutes. Un véritable trou noir, une disette offensive mais aussi un soudain manque d’envie quand leurs adversaires se jettent sur les balles au sol comme des morts de faim.

 

Suite de l'article L'Alsace

Photo L’Alsace/Denis Werwer