> « Une vraie complicité »

Rédigé le 21/03/2016.

 

Jeu de rôles

 

Si la victoire, comme la défaite, est toujours collective, Jérémie Sargenton a signé contre Dijon une entrée remarquée dans le but sélestadien. Comme souvent.

 

On commence à s’y habituer, certainement pas à s’en lasser. Vendredi à Dijon, Jérémie Sargenton a réalisé une entrée aussi remarquée que décisive dans le but violet.

 

Cela avait déjà été le cas contre Ivry en 16e de finale de Coupe de France (8 arrêts en 18’), contre Mulhouse lors du derby (12 arrêts en 29’) ou encore face à Istres (13 arrêts en 20’).

 

« J’ai la chance de “goaler” avec un phénomène »

 

Mais en Bourgogne, on l’a vu prendre le relais de Julien Meyer dès la 9e minute, là où ses précédentes entrées étaient plus tardives. « C’est la première fois que j’entre aussi tôt, car c’est rare que Julien passe au travers. » Le portier violet s’est montré tellement performant (16 arrêts) qu’il n’a plus quitté le terrain. « Tant mieux pour moi et pour l’équipe... »

 

Jérémie Sargenton a un rôle, celui de pallier les éventuelles et rares “défaillances” de son jeune coéquipier. Leur duo fonctionne bien « parce que les rôles ont été bien définis dès le départ. Julien est le numéro 1, je suis le numéro 2 ».

 

Ce rôle, Jérémie Sargenton (29 ans) ne le découvre pas. Au début de sa carrière, à Saint-Raphaël, il l’avait déjà tenu, avec une certaine réussite, déjà. « Sauf que c’était moi le petit jeune ! », sourit-il.

 

L’attelage violet est d’ailleurs “particulier”. « Je crois que c’est unique aujourd’hui dans le handball français. » Le plus jeune, Julien Meyer (19 ans), est le titulaire, le plus expérimenté son second. Jérémie Sargenton n’en prend pas ombrage, bien au contraire.

 

« Quand on est compétiteur, on a toujours envie d’être sur le terrain. Mais j’ai la chance de “goaler” avec un phénomène. Au final, ce rôle me convient bien et je pense que je le tiens plutôt bien. »

 

Sa mission, pourtant, n’est pas des plus simples. Son temps de jeu est fluctuant, ses entrées peuvent être impromptues. « Je sais que l’on peut faire appel à moi à tout instant, explique Jérémie Sargenton. Mais que l’on commence ou que l’on entre en cours de jeu, le principe est toujours le même, il faut être prêt pour être décisif. »

 

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Photo F WURRY