> Les plaisirs de “Titi”

Rédigé le 03/04/2016.

Istréen pendant douze saisons, Thierry Fleurival n’a pas manqué son retour en Provence. “Titi” a donné le ton à une défense sélestadienne conquérante. Les victoires s’enchaînent, le plaisir va de pair.

Il ne voulait pas rater ce match-là. Parce qu’Istres a été sa maison pendant douze saisons et qu’elle le sera toujours. Sa famille, ses amis, certains de ses plus beaux souvenirs – comme cette incroyable victoire en finale de la Coupe de la Ligue contre le grand Montpellier en 2009 – sont là-bas, dans le Sud.

 

L’ovation du public istréen lui est allée droit au cœur

 

Blessé à une main lors du derby contre Mulhouse, le 26 février, Thierry Fleurival a fait son retour en Provence. Et l’ovation du public istréen juste avant le match lui est allée droit au cœur. « C’était génial, ça m’a touché, souffle-t-il. Les gens n’ont pas oublié. »

 

« Mais c’est toujours sympa de battre son ancienne équipe, sourit le Guyanais. En plus, c’était un match important. »

 

“Titi” a apprécié de voir qu’il avait laissé une empreinte dans son ancien club. Mais le défenseur sélestadien (33 ans) a de l’expérience et ce moment, aussi beau soit-il, ne l’a pas fait sortir de son match.

 

Au contraire. Sur la première attaque adverse, Thierry Fleurival a lancé les débats avec un “tampon” sur Jonsson, l’arrière droit suédois et principal danger offensif istréen.

 

« Je l’avais annoncé au coach, j’avais dit que le premier impact sur Jonsson était pour moi. Je voulais donner le ton, c’est mon rôle, c’est ce que j’ai fait durant toute ma carrière. » La défense violette, plus que jamais la meilleure de D2, s’est mise au diapason.

 

« Une grande solidarité »

 

« Avec Greg (Martin) , “Bobo” (Beauregard) , Oliv’ (Jung) ou Yo (Eudaric) , nous sommes là pour ça, pour impacter l’adversaire. » Avec 21 buts encaissés, le plan a une nouvelle fois parfaitement fonctionné. « Julien (Meyer, 16 arrêts) nous a aussi aidés. Tout le monde a apporté sa pierre. »

 

Et Sélestat s’est emparé seul de la 2e place du championnat, aux dépens de Provençaux encore accrochés à ses basques avant cette 21e journée. Un succès référence, contre l’autre relégué de D1, prétendant déclaré, comme les Violets, à un retour en LNH ? « Toutes les victoires sont significatives », tranche “Titi”.

 

Celle-là permet de rester au contact de Saran, promu mais surtout leader toujours plus surprenant, à cinq journées de la fin de la saison régulière.

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