> Pro D2 (24e journée) : Sélestat s’incline à domicile contre Cherbourg (33-34)

Rédigé le 30/04/2016.

Celle-là fait très mal…

En concédant, hier contre Cherbourg (33-34), une troisième défaite à domicile, Sélestat s’est tiré une balle dans le pied. Les Violets, à nouveau deuxièmes, ne sont plus maîtres de leur destin pour la première place, celle qui envoie directement en D1.

« C’est une très grosse déception… »

Le sentiment de Frédéric Beauregard pouvait-il être différent après cette défaite en forme de coup de massue ?

«On savait pourtant à quoi s’attendre»

Impossible. L’arrière gauche sélestadien sait que son équipe a perdu le match qu’il ne fallait pas perdre. « On savait que c’était un rendez-vous important et qu’il ne fallait pas se louper. »

Les Violets ne seront pas restés longtemps leaders, et cette troisième défaite au CSI, au plus mauvais moment, pourrait bien être celle qui va les obliger à devoir passer par l’incertaine case play-offs. « Il reste deux matches (contre Valence et Angers, déjà relégués en N1, ndlr) , on doit les gagner et on verra à la fin », soupire le capitaine alsacien.

Ce championnat, pas avare de surprises, peut encore en réserver d’autres. Mais Saran a repris la première place, quand Mulhouse est revenu à hauteur des Sélestadiens. Il va donc falloir compter, à nouveau, sur un faux pas du promu pour lui ravir le ticket pour la LNH. Mais les miracles peuvent-ils se produire deux fois ?

On ne s’était pas trop inquiété après un premier acte dominé par des Normands décomplexés, eux qui jouaient leur toute dernière carte pour les play-offs.

Après tout, Nancy ou Limoges, lors des deux derniers matches, étaient aussi rentrés au vestiaire en tête. Et même si Cherbourg, avec un Fulop se rappelant au bon souvenir de ses anciens coéquipiers, avait plusieurs fois pris le large (7-11 à la 19e , puis 11-16 à la 26e ), les Violets avaient su limiter l’écart, malgré une défense envoyant des signaux de détresse (15-18 à la pause).

Il aurait fallu resserrer les rangs, surtout ne pas prendre le bouillon dès l’entame du deuxième acte (15-21, 33e ). Le triplé de Lenne relançait les Alsaciens (19-21, 37e ). Mais ce n’était pas assez pour passer devant, au contraire (20-26, 43e ). C’est Beauregard, enfin lancé dans l’arène (mais diable pourquoi pas plus tôt ?), qui sonnait la révolte. Ses quatre buts de rang entretenaient un réel espoir (26-29, 50e ).

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Photo DNA FD