> Si près de la terre promise

Rédigé le 29/05/2016.

 

Les trois buts de débours que Sélestat devra remonter ce soir (18 h) au CSI contre Dijon sont à la fois beaucoup et peu. Avec l’appui de leur public pour les pousser vers une victoire sur un écart supérieur à l’aller (29-26), les Sélestadiens vont jouer leur montée en LNH à quitte ou double.

Il a déjà vécu des rendez-vous plus prestigieux dans sa carrière. Des quarts de finale de Ligue des champions avec Montpellier et tout un tas d’autres matches d’envergure. Pourtant, cette finale, fut-elle de Pro D2, Florent Joli la situe parmi les grands moments de sa carrière. « Je fais du handball par passion. Je prends donc énormément de plaisir à disputer ces matches , savoure l’ailier du SAHB. Quel que soit le niveau, dès que la salle est remplie, que les gens chantent, qu’il y a du bruit, c’est formidable. Le handball, c’est notre métier et on le fait pour vivre ça. Ce n’est pas tous les week-ends qu’on vit ce genre d’ambiance. Même en D1. Il faut qu’on arrive à prendre du plaisir, à savourer ces moments-là. C’est une finale en D2 pour monter en D1. »

 

« On ne peut pas calculer »

 

L’enjeu est de taille pour chacun des deux clubs. Au bout de leurs efforts, une place au sein de l’élite attend le vainqueur de l’affrontement final. Dijon mène aux points après la première confrontation. Les Bourguignons se sont octroyé trois buts d’avance mercredi. Un avantage qui peut leur suffire mais qui peut aussi fondre comme neige au soleil. Tout dépendra des circonstances. Sélestat devra profiter de ce match retour à domicile devant des gradins combles pour inverser la tendance. Le challenge n’est pas insurmontable. Mais les protagonistes étant très proches, le scénario d’un match très serré, d’une issue longue à se dessiner, est probable.

 

« Nous sommes à la mi-temps de cette finale. Il nous reste une heure à jouer. On a trois buts de retard. On ne peut pas se permettre de calculer , estime le gaucher qui boucle sa deuxième saison en Alsace. Trois buts c’est un écart qui reste accessible, surtout à domicile. On les a battus deux fois en saison régulière. Ça peut nous aider. On sait qu’on a perdu le match aller. Sur un match, tout peut arriver. »

 

Suite de l'article L'Alsace

 

Photo F WURRY