> La 22e saison en D1 commence maintenant.

Rédigé le 31/05/2016.

Grosse écurie en Pro D2, Sélestat va redevenir le petit poucet à l’étage supérieur, qu’il a retrouvé à l’issue de son succès en play-off. Pour y jouer un rôle ou, au moins, y garder sa place, il faudra bien recruter avec des moyens forcément limités. La 22e saison en D1 commence maintenant.

Il faudra à nouveau s’habituer à aller au match en milieu de semaine à Sélestat. Car la LNH se distingue des autres championnats en ayant trouvé ses créneaux les mercredis et jeudis. Mais ce n’est pas là le plus important des changements. Là où le SAHB sera attendu au tournant, la saison prochaine, c’est dans sa capacité à franchir la marche entre l’antichambre et l’élite. Chaque année, le fossé se creuse un peu plus et la tâche des promus devient toujours plus compliquée.

 

« Le marché est très restreint »

 

Cette perspective ne va pas décourager pour autant les dirigeants du SAHB, qui vont tenter de construire l’équipe la plus compétitive possible. Sortie de l’enfer de la Pro D2 grâce à un but de plus que l’autre finaliste, la formation violette est loin d’avoir l’étoffe d’une écurie de LNH. Il faudra rajouter des pièces au puzzle. C’est le travail qui attend, ces prochaines semaines, le staff du club et principalement les deux Christian qui gèrent le domaine sportif : Omeyer et Gaudin. Les joueurs ont fait le boulot en retrouvant la place qu’ils avaient perdue un an plus tôt. Leurs dirigeants devront maintenant montrer leur efficacité à consolider ce groupe.

 

« On va privilégier les joueurs qui auront les capacités de pouvoir s’intégrer dans le groupe, ce qui veut dire que les qualités humaines des renforts entreront en ligne de compte dans notre recrutement » , souligne le directeur sportif, Christian Omeyer, qui a eu droit à de nombreux appels d’agents au lendemain de la promotion de son équipe. Mais pour l’heure, rien n’a pu être concrétisé. D’autant que l’épilogue des play-offs arrive bien tard dans la saison.

 

« Nous ne pouvions pas prendre le risque de signer un contrat ou d’en proposer tant que nous ne savions pas à quel niveau nous allions jouer. Maintenant que nous sommes fixés, la majorité d’entre eux ont tous déjà trouvé preneur. De ce fait, le marché est très restreint » , regrette Christian Omeyer.

 

Suite de l'article L'ALSACE