> Yanis LENNE : « Il y avait la place… »

Rédigé le 29/09/2016.

 

Sélestat a pu y croire, hier contre Saint-Raphaël, deuxième en D1 la saison passée. Mais l’expérience varoise a finalement prévalu. Après deux revers de rang à domicile pour démarrer le championnat, les Violets vont devoir rapidement se lancer.

Le championnat est encore long. Mais il y a évidemment plus idéal que de le commencer par deux défaites, à plus forte raison à domicile. Surtout que le sentiment est le même qu’après la défaite inaugurale contre Saint-Raphaël.

 

« Pour gagner, il faut frôler la perfection »

 

« Il y avait la place…, soupire Yanis Lenne, l’arrière/ailier droit violet. La saison dernière, ces matches-là, on les gagnait. Mais là, c’est le niveau au-dessus. » La D1 pardonne (beaucoup) moins les approximations, ne laisse guère de temps pour l’apprentissage. « On passe à côté pendant dix, douze minutes et on le paie cash. Pour gagner, il faut frôler la perfection. »

 

Oui, il y avait la place pour un résultat positif. Comme lors de la première journée. Si on a vu les Sélestadiens toujours en difficulté sur attaque placée, on les a vus aussi combatifs. Même après une entame ratée. Comme lors de la première journée.

 

Après les dix premières minutes (1-6), on pensait que Sélestat allait payer pour Saran, l’autre promu, qui avait contrarié les Varois voilà une semaine en allant chercher un point sur les bords de la Méditerranée. Mais l’arrêt de Ravensbergen face à Caucheteux, puis celui de Sargenton sur le penalty de Stehlik réveillaient les Violets.

 

Le deuxième du dernier championnat doutait, les coéquipiers de Thomas Gaudin en profitaient à plein. Et le rapproché au score s’amorçait (4-6 à la 14e , 9-10 à la 23e ). Sélestat tournait autour de l’égalisation, Guillermin et Seri s’en chargeaient (11-11 à la 27e , 12-12 à la pause).

 

Il fallait continuer sur cette lancée, prolonger les tourments actuels de Saint-Raphaël, qui se remet encore « psychologiquement du sentiment d’injustice » – dixit son coach, Joël Da Silva – de sa non-participation à la Ligue des champions, pour laquelle les Varois s’étaient qualifiés sportivement grâce à leur deuxième place la saison passée (le club azuréen a été recalé pour des critères administratifs).

 

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Photo G. CANTARUTTI