> Le septennat de Grégory Martin

Rédigé le 12/10/2016.

 

Grégory Martin, qui a mis sept ans pour retrouver le plus haut niveau français, espère aussi renouer avec la victoire ce soir à l’occasion de la réception de Nîmes. Battu trois fois lors des précédentes journées, Sélestat a besoin de points pour ne pas être distancé.

 

La dernière fois qu’il l’a fréquentée, elle portait un autre nom. C’était - presque - une autre époque. L’argent y tenait déjà un rôle important mais pas dans les proportions qu’elle a prises désormais. On ne parlait pas encore de Starligue mais de Ligue Nationale.

 

La dernière fois qu’il l’a fréquentée, elle l’a pratiquement snobé. Mais cela n’a pas empêché Grégory Martin de ne penser qu’à elle. De mettre toute son énergie à la retrouver. En prétendant insatiable. Pour revivre des sensations qui lui ont manqué pendant sept ans.

 

La dernière fois ? C’était le 28 mai 2009 dans l’anonymat d’un gymnase d’Aurillac. Grégory Martin et ses coéquipiers de l’époque qui se savaient condamnés depuis longtemps, n’avaient pu éviter une 22e défaite en 26 journées. À 24 ans, au lendemain d’une saison à 75 buts, il s’imaginait un avenir dans cette Ligue sans savoir qu’il allait lui falloir un septennat pour être réélu. Pour goûter à nouveau aux parfums du plus haut niveau qu’il n’a plus jamais pu atteindre.

 

« Si tu n’as pas de résultats, c’est comme si tu n’avais rien fait »

 

Un long manque qui a pris fin au printemps dernier quand la porte de la D1 s’est à nouveau ouverte pour le Martiniquais grâce à la victoire sur Dijon en finale des play-offs de D2. C’est donc sous le maillot de Sélestat, là où sa carrière a été lancée en 2004, qu’il a retrouvé sa place dans la grande Ligue. « Ça fait longtemps que je n’ai plus joué à ce niveau-là. Avec l’arrivée de joueurs comme Gensheimer et d’autres vedettes de classe internationale, le niveau de cette D1 est encore plus relevé qu’il y a sept ans , constate Grégory Martin. Il y a deux-trois équipes qui font la différence et derrière ça se bat, ça grappille pour prendre des points ».

 

Des points ? Le SAHB est l’une des deux dernières équipes à ne pas en avoir ramassé après trois journées. La réception de Nîmes va-t-elle changer la donne ? Pour Grégory Martin, une victoire est indispensable. « Il faut enfin débloquer notre compteur. Produire du bon jeu, avoir des opportunités, c’est bien. Mais l’essentiel, c’est de pouvoir récupérer des points à la fin du match. Tant que ce ne sera pas le cas, ce sera un échec. Si tu n’as pas de résultats, c’est comme si tu n’avais rien fait. »

 

Suite de l'article L'Alsace

 

Photo G Cantarutti