> Sélestat a manqué son finish

Rédigé le 13/10/2016.

 

Il y avait de la place pour passer, hier soir face à Nîmes, et remporter le premier match de la saison face à des Gardois pas vraiment impressionnants. Pourtant, le SAHB s’est encore pris les pieds dans le tapis (22-25).

 

Cette fois, ils avaient pourtant pris le match par le bon bout. Certes, les Sélestadiens ont mis du temps à allumer la mèche. Il leur a fallu plus de six minutes pour parvenir à tromper Rezal, le gardien visiteur, et répondre à l’ouverture du score de Rebichon. Ce premier but a été le déclic. Et les vannes sélestadiennes se sont alors ouvertes sur le camp nîmois en mode hérisson.

 

En panne offensive à l’image des deux anciens du SAHB, Gudjonsson et Podsiadlo (0 sur 7 cumulé aux tirs pour ces deux joueurs avant un penalty de l’Islandais à la 23e minute), les Gardois ont essuyé la foudre violette. Auteur du premier but sélestadien, l’intrépide demi-centre Thibaud Valentin en rajoutait deux autres. Beauregard lui emboîtait le pas, tout comme l’autre Thibault (Minel) qui envoyait deux missiles dans les filets nîmois. Si bien qu’à l’entrée du premier quart d’heure, Sélestat avait réussi à faire douter un adversaire qui n’en menait pas large (6-2).

 

Un gardien à la hauteur

 

Cette bonne entame était aussi favorisée par la prestation de Bart Ravensbergen. En manque d’arrêts de gardien depuis le coup d’envoi de la saison, le SAHB a pu s’appuyer sur une bonne prestation de son jeune gardien néerlandais qui a réussi sa meilleure prestation dans les buts sélestadiens depuis son arrivée en Alsace cet été.

 

Les attaquants de l’USAM ne sont pas restés erratiques jusqu’à la mi-temps. Même s’ils rataient encore trop de duels avec Aljosa Rezar, les Sélestadiens sont parvenus à garder leurs distances avec leur adversaire jusqu’à quelques minutes du repos (10-7, 27e ). En revanche, ces derniers instants avant la pause ont été très mal gérés. En moins d’une minute, Gudjonsson conclut victorieusement deux contres attaques qui permettent à Nîmes de recoller et qui effacent presque le beau travail effectué par les Alsaciens jusque-là. Le score à la mi-temps (11-10) ne reflète en rien la teneur de la première période.

 

Quelques secondes après la reprise suffisent à faire retomber définitivement le soufflé, ou le kougelhof quand Rebichon, le meilleur buteur nîmois de la soirée, remet les compteurs à égalité en exploitant une nouvelle montée de balle sur un nouvel échec au tir alsacien (11-11, 31e ). Trois minutes plus tard, son coéquipier redonne pour la première fois l’avantage à l’USAM (11-12).

 

Suite de l'article L'Alsace

 

Photo F WURRY