> Un autre monde

Rédigé le 20/10/2016.

 

On le savait déjà. Si le PSG et Sélestat se côtoient cette saison dans le même championnat, les deux clubs n’évoluent pas dans le même monde. Les Violets ont néanmoins joué sans complexe face à des Parisiens qui n’ont pas forcé leur talent (38-25).

 

Oublions, un instant, l’opulence financière qatarie du PSG, celle qui l’a propulsé très rapidement au sommet sur la scène hexagonale et bientôt (?) européenne. Le club de la capitale rassemble tellement de talents (Omeyer, N. Karabatic, Hansen, Abalo, Narcisse ou Gensheimer, pour ne citer qu’eux) que le handball, quand il est récité par de tels joueurs, devient plus qu’un sport, presque un art.

 

Tout sépare le PSG et Sélestat. Les moyens financiers (17,4 millions d’euros de budget contre 1,9) et par extension les résultats (cinq victoires en cinq matches pour le leader parisien, cinq défaites pour la lanterne rouge alsacienne).

 

« Après le premier quart d’heure, j’ai eu un peu peur »

 

Chacun poursuit sa quête, un doublé championnat de France-Ligue des champions pour les uns, repartir pour un tour en D1 pour les autres. Parisiens et Sélestadiens se croisent dans le même championnat, mais appartiennent à deux mondes différents. La 5e journée, hier, n’a fait que mettre en lumière cette réalité.

 

Les illusions du promu violet étaient minces, forcément, et on se doutait que Paris n’était pas vraiment l’endroit idéal pour engranger premiers points et confiance après quatre défaites pour entamer le championnat. L’idée était donc d’essayer, autant que faire se peut, d’avancer dans le jeu en vue des prochaines échéances.

 

Après l’arrêt de Ravensbergen sur le tir de Stepancic, Sélestat avait l’occasion de mener, au moins une fois, au score. Ratée. Le 3-0 parisien qui s’ensuivait donnait le ton (5e ). Et si Beauregard et Rahim réduisaient le score (3-2, 6e ), c’était pour mieux le voir enfler grâce notamment à Gensheimer et Abalo, les artistes de l’aile (8-2, 12e ).

 

Le but de Minel (8-3, 13e ) ne pesait pas lourd face à la nouvelle avalanche parisienne (12-3, 17e ). Nikola Karabatic donnait dix longueurs d’avance, déjà, au PSG (14-4, 20e ), où Omeyer, Narcisse et Hansen étaient seulement spectateurs lors de ce premier acte.

 

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Photo F WURRY