> Sélestat - Dunkerque : 24-26

Rédigé le 22/12/2016.

 

Dans la presse quotidienne régionale ce matin

Extrait Journal L'Alsace

 

Décidément, Sélestat n’y arrive pas. Répétant les mêmes erreurs, matches après matches, malgré une bonne volonté évidente. Hier, les Violets se sont à nouveau accroché un boulet au pied qu’ils ont traîné durant tout le match. L’accident s’est produit entre la 13e et la 27e. Dans ce laps de temps, les joueurs de Christian Gaudin n’ont trouvé la cible qu’à deux reprises, alors qu’en face, Dunkerque se régalait en envoyant huit balles au fond. Ni la défense, ni les gardiens n’ont pu s’opposer à cette grêle nordiste qui a quasiment fait basculer le match en quelques minutes (9-14).

 

À la peine à la finition, les Sélestadiens ont encore une fois montré leur incapacité à transformer leurs jets de sept mètres en échouant à deux reprises durant ce moment charnière. Ils en louperont un autre un peu plus tard pour terminer avec un terrible 3 sur 6 dans cet exercice, moins facile qu’il n’y paraît, mais qui doit être mieux négocié pour prétendre à la victoire. Ces trois balles qui finissent dans les bras de Demaille valent cher au décompte final, quand l’écart n’est que de deux buts.

 

Car, si les Sélestadiens se sont compliqués la vie en rentrant aux vestiaires avec un débours de cinq buts (11-16), il y a quand même eu match en seconde période. C’est l’une des grandes vertus de cette équipe. Même dans les cordes, elle ne renonce pas. Et c’est ce qu’elle s’est efforcée de faire durant les trente dernières minutes en prenant le dessus sur un adversaire composé de noms prestigieux et bien davantage de talents que l’équipe sélestadienne.

 

Sans quelques incohérences, Sélestat aurait pu inverser la tendance dans cette seconde période qu’elle remporte (13-10). Kader Rahim, particulièrement inspiré et en chaleur, donne le ton en marquant trois des cinq premiers buts alsaciens de cette seconde période (16-19, 38e ). Le SAHB recolle à deux longueurs sur un… penalty de Savic (20-22, 45e ). Cinq minutes plus tard, à 22-23 après un but incroyable de Jung dos au but, c’est même une balle d’égalisation que les Sélestadiens ont entre leurs mains. Mais personne ne tente un tir, privilégiant les passes jusqu’à ce que les arbitres sifflent un jeu passif. Le SAHB le paye cher puisque Pelayo donne immédiatement de l’air à des visiteurs visiblement en apnée (22-50, 50e ).

 

Il reste encore dix minutes pour sauver ce cycle aller, ou plutôt cette saison. Frédéric Beauregard et ses coéquipiers ne lésinent pas sur leurs efforts, repartent à l’assaut. Sans y arriver. Des tirs manqués, des passes qui partent dans le décor - les ingrédients d’une équipe qui doute - leur coûtent cher, sans parler de plusieurs décisions arbitrales qui prêtent à discussion.

 

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Extrait Journal DNA

 

Ce matin, le promu alsacien est repoussé très loin derrière, à huit points du premier non-relégable. Un gouffre. Et il faut être aujourd’hui sacrément optimiste pour croire au maintien dans cette D1 que les Violets fréquentent pour la 22e saison. « On ne va rien lâcher », promet le demi-centre sélestadien.

 

« Ce match, on doit le gagner cent fois… »

 

Kader Rahim revient maintenant sur ce match contre Dunkerque. Sur cette immense frustration plutôt. « On doit le gagner cent fois… », déplore-t-il. Comme lors de ses seize dernières confrontations en D1 contre les Nordistes, Sélestat s’est incliné. Mais il n’avait peut-être jamais été aussi proche de mettre fin à la série. Et comme trop souvent cette saison, le discours s’accompagnait d’une longue litanie de regrets. « On a les ballons pour gagner. On l’a déjà dit, mais là, c’était flagrant. »

 

Les Alsaciens peuvent regretter tout un tas de choses. Les trois penalties ratés par exemple. Quelques trous d’air malheureusement trop habituels, quelques arrêts supplémentaires.

 

Ils peuvent aussi pester contre quelques coups de sifflet malvenus, notamment en fin de rencontre. Mais ça n’explique pas tout et Kader Rahim le sait parfaitement bien. « L’arbitrage, ça va dans les deux sens. Il faut faire avec. C’était à nous de gagner ce match. » Sélestat, comme depuis le début, n’a pas su le faire.

 

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Photo F WURRY