> Le droit de rêver

Rédigé le 26/02/2017.

Défier Chambéry chez lui n’est pas la tâche la plus facile pour n’importe quel adversaire. De surcroît pour Sélestat qui tentera néanmoins de coller à l’esprit de la Coupe de France en visant un exploit cet après-midi (16 h) en 8e de finale.

Après un dernier entraînement au CSI entre deux matches du tournoi hand-fauteuil organisé par le fonds de dotation du club, les Sélestadiens ont pris hier la direction de la Savoie. Laissant derrière eux deux anciens capitaines : Frédéric Beauregard, souffrant et qui passera une IRM la semaine prochaine, et Jérémie Sargenton qui cède sa place à son successeur, Valentin Kieffer, l’un des artisans de la qualification au tour précédent à Boulogne-Billancourt. La lanterne rouge de la Starligue avait souffert avant de se défaire dans les derniers instants d’un coriace adversaire évoluant deux rangs plus bas, notamment grâce à la dizaine d’arrêts du gardien de l’équipe réserve.

 

« Les complexes au vestiaire »

 

Thibaud Valentin, qui n’avait pas été du voyage parisien, sera cette fois de celui qui conduit son équipe en Savoie. À une semaine de ses 21 ans, avec une saison et demie au sein du groupe pro, il ferait presque figure de taulier. Deuxième buteur de l’équipe derrière Rudy Seri, 44e du championnat (44 buts à + de 60 % en 13 matches), le petit lutin du SAHB mène bien sa barque, malgré la galère d’une saison sans joie collective. Pour l’instant, en tout cas. Car le Lorrain n’est pas du genre à reculer devant l’obstacle. « On travaille toujours autant. On n’a pas renoncé. Et on joue chaque match pour le gagner, » lance-t-il en préambule d’un 8e de finale qui s’annonce compliqué cet après-midi à Chambéry. « C’est un match de coupe, avec un quart de finale comme enjeu, une rencontre pas comme les autres. On a les moyens de la gagner. À nous de trouver les armes pour surprendre notre adversaire en jouant relâché. En laissant les complexes au vestiaire. »

 

Suite de l'article L'Alsace

Photo L'Alsace