> Cinq minutes de trop

Rédigé le 02/10/2017.

Ils se dirigeaient vers leur premier succès de la saison à domicile, hier contre Besançon. Mais les Violets ont tout gâché lors des derniers instants.

« C’est une contre-performance. » Voilà résumé en une phrase par Christophe Viennet le bilan de la soirée. Comment Sélestat a-t-il pu laisser filer cette victoire ? Comment expliquer ces cinq dernières minutes totalement ratées ? « Il va falloir se poser les bonnes questions », lance l’entraîneur violet.

Ce match n’a jamais atteint des sommets. Mais à la 55e minute, un premier succès à domicile s’était enfin franchement dessiné pour les Alsaciens.

Après l’arrêt de Ravensbergen sur penalty face à Avelange-Demouge et le but de Gutfreund dans la foulée, les quatre buts d’avance (25-21) avaient tout de définitif.

Mais quand on se met soudain à balbutier son handball, quand on se met à multiplier les maladresses, on s’expose forcément. « On gère très mal les dernières minutes, regrette encore Christophe Viennet. On déjoue complètement en attaque. » Tout le monde s’est un peu regardé, personne n’a pris les responsabilités qui s’imposaient.

« C’est décevant »

Besançon s’est engouffré dans la brèche. Popovic, par deux fois, puis Claire ont orchestré le rapproché. Brkljacic s’est chargé d’égaliser (25-25). Il restait alors sept secondes aux Violets pour arracher un point de plus. La dernière possession ne donnait rien, le dernier coup franc de Seri non plus. Et voilà comment la promesse d’un résultat positif s’est transformée en immense frustration.

Car sans faire injure aux joueurs du Doubs, sans rien enlever à leur ténacité, Sélestat est évidemment supérieur. « Besançon n’a pas volé son point, reconnaît, beau joueur, Christophe Viennet. Mais on aurait dû plier le match beaucoup plus tôt. » Les Bisontins ont fait preuve de ce fameux supplément d’âme, celui qui a manqué aux Violets dans le money-time.

« C’est décevant, soupire le coach alsacien. Malgré toutes nos imperfections, on fait presque tout le match devant. » Besançon a bien mené à l’une ou l’autre reprise (1-3 à la 5e , 8-9 à la 18e ). Mais quand Sélestat a accéléré, même timidement, le rythme a parfois pu lui paraître trop élevé (12-9, 25e ).

Sauf que ces mêmes imperfections empêchaient d’aborder le deuxième acte avec plus de sérénité (13-12 à la pause).

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Crédit Photo : Luca Jordhery