> « On reste tous ensemble »

Rédigé le 02/10/2017.

Si Valentin Kieffer et les Sélestadiens sont sortis du terrain la tête basse, après avoir vu Besançon remonter un déficit de quatre buts en cinq minutes, les Violets ne sont pas pour autant résignés dans un championnat très ouvert.

À douze secondes près, les Violets auraient été quitte à passer un bon week-end. Ils se seraient replacés au sein du peloton qui suit leur premier bourreau, le solide leader Chartres.

Au lieu de cela, ils vont passer leurs deux journées de repos à ruminer ce point offert à un adversaire qui ne l’a finalement pas volé. Mais qui aurait dû être, depuis longtemps, hors d’état de nuire.

« Besançon n’a jamais rien lâché. Même menés au score, nos adversaires se sont toujours accrochés, souligne Valentin Kieffer. Ce sont des derbies de l’Est. Des matches particuliers. Même en manque de solutions, ils sont restés dedans, d’autant que nous n’avons pas su “tuer” ce match. »

 C’est dur à digérer »

Le gardien de Sélestat et ses partenaires en ont pourtant eu l’occasion. Mais le coup de grâce n’est jamais venu. C’est plutôt un retour de bâton qu’ils se sont pris en pleine figure alors que le chronomètre égrenait ses dernières secondes. Quatre minutes auparavant, les Violets comptaient quatre buts d’avance en leur faveur (25-21). Au buzzer final, les comptes étaient équilibrés (25-25).

« Le dénouement est cruel, mais c’est comme ça. C’est le sport, reconnaît, fair-play, celui qui a gardé la cage alsacienne durant toute la deuxième période. Repartir avec un match nul, c’est dur à digérer d’autant qu’on jouait chez nous. Mais on ne peut s’en prendre qu’à nous-mêmes. On perd plus ce match qu’on ne le gagne. »

Le lapsus de Valentin Kieffer est révélateur. Sélestat a concédé le nul, mais ce résultat est vécu comme une défaite. « Quand on compte quatre buts d’avance avec si peu de temps à jouer et qu’on se fait finalement remonter… »

La suite se devine. La déception était grande pour les Alsaciens. Sonnés alors qu’ils s’étaient placés sur le chemin d’un premier succès à la maison. Dans ce CSI qui a toujours du mal à se remplir en ce début de saison, et qui devait être un lieu imprenable. Pour l’instant, c’est raté. Un point glané sur quatre possibles à domicile, le bilan est (trop) maigre.

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Crédit Photo : Luca Jordhery