> J. DE BEULE : 1er match en violet ce soir à Istres

Rédigé le 06/10/2017.

Une semaine plus tôt, le joker médical de Sélestat, Jeroen De Beule, enseignait encore les maths en Belgique. Depuis lundi, il est handballeur professionnel à 100 % et s’apprête à disputer son premier match en championnat de France, ce soir à Istres (20 h30) avec son nouveau club.

Vivre de sa passion, c’est le rêve de tout un chacun. Jusqu’à la semaine dernière, ce sont les chiffres, les équations ou les théorèmes qui faisaient le quotidien de Jeroen De Beule. « Les maths, mais aussi la physique et la chimie. » Pourtant, lundi dernier, ses élèves n’ont plus vu sa tête en cours. Leur prof de maths les avait laissés pour vivre quelque chose d’encore plus fort. Une envie qui trottait dans la tête de ce joueur de 26 ans; mais qu’il avait toujours repoussée jusque-là.

« Je voulais vraiment connaître ça »

Car depuis le début de cette semaine, Jeroen De Beule est un handballeur professionnel à Sélestat. « En Belgique, on n’a pas l’opportunité de faire de sa passion un boulot. J’ai vécu des stages avec l’équipe nationale où, pendant deux semaines, tu ne fais que du handball. Ces périodes m’ont donné envie de pouvoir pratiquer ma passion à fond. Je voulais vraiment connaître ça. »

Comme six autres de ses compatriotes, dont quatre dans le seul club de Cesson, l’international belge a pris la décision de rejoindre la France et son championnat professionnel. Pas sur un coup de tête, mais plutôt sur un coup de fil. Quand la grave blessure de Yohan Herbulot à quelques jours du début du championnat a contraint le SAHB à se mettre à la recherche d’un joker médical. C’est vers lui que le club alsacien s’est tourné quand il a fallu pallier l’absence de son arrière gauche, contraint à repasser sur la table d’opération pour soigner une nouvelle rupture d’un ligament croisé.

« Ça faisait longtemps que j’avais envisagé de me lancer dans l’aventure du professionnalisme , confie Jeroen De Beule. Je pensais tenter ma chance l’année prochaine. Sportivement, je n’ai jamais eu de doutes sur mes capacités. Mais j’avais d’autres choses plus compliquées à régler. »

Davantage que de mettre sa carrière d’enseignant entre parenthèses, l’international belge devait gérer sa vie sentimentale puisque sa compagne, Sara Marteleur, également handballeuse, reste au pays, alors qu’en même temps, les premiers coups de pioche de leur maison étaient prévus le mois prochain. « On a finalement trouvé des solutions. »

« J’ai sept à huit mois pour essayer »

Et le voilà Sélestadien jusqu’à la fin de la saison. « J’ai sept à huit mois pour essayer. Si ça ne va pas, on verra, sourit le nouveau numéro 44 des Violets. J’espère que sportivement j’y arriverai. »

Suite de l'article L'ALSACE

Crédit Photo : T Babinot