> SELESTAT - DIJON ce soir à 20h00 au CSI

Rédigé le 13/10/2017.

On s’en doutait, c’est à présent avéré. Rien ne sera aisé cette saison pour le SAHB au sein d’une Proligue s’annonçant particulièrement dense. On en veut pour preuve qu’au terme des quatre premières journées, aucune formation n’a signé le sans faute, les deux leaders que sont Chartres et Pontault-Combault ayant abandonné un point, celui du nul, à Vernon pour le premier, face à Istres pour le second.

A partir de là, chaque but compte, chaque erreur se paye cash, les Sélestadiens sont bien placés pour le savoir. Pour avoir raté leur fin de match face à Besançon (25-25 après avoir mené 25-21) et n’avoir pas réussi leur entame il y a huit jours à Istres (25-23, 12-5 à la 20e), les joueurs de Christophe Viennet se retrouvent relégués à la 10e place du classement au moment d’accueillir, ce soir, les Dijonnais du DMH.

Il n’y a pas encore le feu au lac, d’autant qu’il y a fort à parier que la formation bas-rhinoise, encore en manque de repères, va monter en puissance. Mais il serait de bon ton que Yoann Eudaric et les siens trouvent au plus vite leur rythme de croisière.

Le plus vite est le mieux, et on n’en voudrait à personne si la venue des Bourguignons leur en donnait l’occasion vendredi soir. Histoire de rester au contact des équipes de tête et, aussi, de ne pas hypothéquer leur capital confiance.

Signer un premier succès à domicile après le revers face à Chartres et le nul devant Besançon n’a, c’est vrai, rien d’évident. Parce que Dijon, actuel 3e (trois succès face à Istres et Besançon et à Créteil) pour un revers (à Cherbourg) a signé un excellent début de championnat.

Emmenés par l’excellent Pierrick Naudin (4e buteur de cette Proligue (24 buts), le vigilant Maxime Diot, ou encore les anciens du MHSA Mehdi Ighirri (un ex de la maison violette), Boris Becirovic et Eduardo Reig Guillen, la formation de Jackson Richardson s’annonce redoutable.

Mais le SAHB ne manque pas d’atouts, loin de là. De Thomas Cauwenberghs à Arthur Anquetil en passant par Rudy Seri, Kosta Savic ou encore Thibaud Valentin et Antoine Gutfreund qui aura à coeur de briller face à ses anciens partenaires, les Sélestadiens avancent des arguments qui incitent à l’optimisme.

On attend de tous ceux-là et des autres, dont Jeroen de Beule qui dispute là son premier match au CSI Germain-Spatz, de prouver que cet optimisme est fondé.

Il y a une quinzaine de mois, lors des play-offs d’accession au plus haut niveau, d’autres Sélestadiens avaient fait le boulot. A ceux d’aujourd’hui de suivre l’exemple… 

 

Crédit Photo C. GIFE