> « La bonne direction »

Rédigé le 20/10/2017.

En début de saison, on aurait pu penser que le duel des relégués de D1 se disputerait en haute altitude. Il n’en a rien été puisque Créteil et Sélestat ont connu du retard à l’allumage.

Le résultat de mercredi n’est pas de nature à améliorer sensiblement leur situation comptable. Mais là où ce match nul vient a priori prolonger les doutes cristoliens, il semble plutôt dissiper ceux des Alsaciens.

Car il s’est sans aucun doute passé quelque chose sur les bords de la Marne, quelque chose qui va bien au-delà du résultat, quelque chose qui tient davantage à la force de caractère de ces Violets.

Jusque-là, Sélestat avait pu rompre dans les moments difficiles. Pas cette fois. « On a affiché de belles valeurs, confirme Christophe Viennet, l’entraîneur alsacien. Mais je n’avais pas de doute sur le fait d’avoir un groupe de joueurs solidaires et unis. C’est le cas depuis le début de la saison. »

Ces valeurs ont permis de tenir bon au plus fort de la tempête (22-16, 41e ) et surtout d’empêcher une nouvelle frustration. Soyons honnêtes, on n’était pourtant pas nombreux à imaginer à ce moment-là pareil renversement de situation. « Il fallait être capable de laisser passer l’orage. Sur le plan mental, c’était un bon match. »

Sur le plan du jeu, Sélestat est encore perfectible dans tous les domaines. Et c’est précisément ce qui nourrit l’optimisme de Christophe Viennet. « Je serais inquiet si je ne voyais pas de progrès possibles. »

L’efficacité offensive est encore à parfaire du côté violet, même si le gardien alsacien Mickaël Robin, dont le talent est bien grand pour la D2, y a été pour beaucoup mercredi.

L’adaptation des nouveaux, les arrières Jeroen De Beule ou Tiago Pereira en tête, ne pourra aller qu’en s’améliorant puisque le talent est là. Le retour en forme de Kosta Savic, actuellement gêné par une épaule douloureuse, donnera également une autre dimension à l’attaque sélestadienne.

« Il ne faut pas oublier que l’on est toujours en reconstruction », rappelle Christophe Viennet. On n’efface pas en effet les fantômes du passé, récent en l’occurrence, aussi vite. On ne rebâtit pas un collectif performant en une poignée de semaines seulement.

Suite de l'article DNA

Crédit Photo : Cyril GIFE