> Sélestat – Nice (20h)

Rédigé le 21/10/2017.

Membre à part entière du groupe pro cette saison, le jeune Nicolas Schneider devrait avoir davantage de temps de jeu contre Nice, pour aider Sélestat à atteindre les quarts de finale de la Coupe de la Ligue.

Cet été, Nicolas Schneider (21 ans) a entamé un nouveau chapitre de sa jeune carrière. Le demi-centre avait bien fait quelques apparitions la saison passée en D1, dont une remarquée contre le PSG (4 buts).

L’Alsacien a désormais intégré à temps complet le groupe professionnel. Et le changement de dimension est significatif.

Nicolas Schneider a ainsi découvert les déplacements en avion, très différents des minibus de la réserve. «Il y a plus de confort», sourit-il.

Il appréhende surtout l’univers relevé de la D2. «Je suis encore en phase d’apprentissage, souligne celui qui a débuté le handball à Hoerdt. Tout va plus vite, les adversaires sont plus costauds physiquement et forcément meilleurs techniquement. Il faut s’ajuster.»

Tout change, jusque dans la fréquence et l’intensité, «plus élevée», des séances d’entraînement. «C’est impossible de ne pas être à 100%, surtout quand on est un jeune joueur qui doit prouver des choses, qui doit montrer qu’il peut apporter en match le week-end.»

Pour Nicolas Schneider, le rythme peut s’avérer «éprouvant physiquement et mentalement», puisqu’il termine en parallèle sa dernière année d’IUT génie civil. «Ce serait bête de ne pas valider le diplôme. Mais c’est mon choix et je le fais avec plaisir.»

Pour l’instant, son apport sur le plan statistique est encore marginal (cinq buts en six matches). Pour ses premiers pas en D2, on a pu le sentir timide. On ne l’a pas encore trop vu prendre sa chance de loin et faire parler sa vision du jeu.

Nicolas Schneider approuve cette analyse. «Je me suis peut-être trop mis en retrait au début. Le coach aussi m’a dit qu’il a l’impression que je veux jouer pour les autres et que je ne me lâche pas. Je pense que ça fait partie du processus d’apprentissage.»

Pendant plusieurs saisons, il a été l’un des leaders de la réserve violette en N2. Son temps de jeu était important, ses responsabilités supérieures.

Pour l’instant en D2, ses minutes sont rares et le demi-centre doit encore prendre la mesure de son nouveau rôle. «Il faut que je m’habitue à avoir peu de temps de jeu et à être tout de même performant.»

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Photo A KIEFFER