> Après Sélestat - Vernon

Rédigé le 06/11/2017.

Contre Vernon, Arthur Anquetil a endossé le costume du sauveur, en égalisant à la dernière seconde. L’ailier gauche sélestadien a surtout le sentiment d’avoir compensé ses erreurs.

Un point de gagné ? Un point de perdu ? Le débat est sans fin. Et Arthur Anquetil, comme souvent en pareille situation, a un avis contrasté. Son 8e but, celui qui a offert un point à Sélestat, a d’abord constitué un soulagement. « On se sort d’une grosse difficulté sur la fin… »

Mais très rapidement, un sentiment différent s’est installé dans le vestiaire violet. « Quand on se retrouve tous ensemble, on se regarde dans les yeux et on se dit que c’est quand même une faute, confie l’ailier gauche. On a du respect pour Vernon, mais on doit gagner. »

Avec un peu de recul, Arthur Anquetil (22 ans) accueille avec une forme de bienveillance ce résultat. Déjà parce que Sélestat n’a pas perdu (c’est le quatrième match sans défaite toutes compétitions confondues). « On ne peut pas être satisfait, mais on a sauvé les meubles. On peut s’en vouloir pour plein de choses, mais un point, en D2, c’est précieux », ajoute-t-il.

Pour la première fois de sa carrière, l’ailier gauche a inscrit un but que tous les joueurs rêvent d’inscrire, celui qui s’avère décisif. Mais ne comptez pas sur lui pour fanfaronner. Le garçon est du genre perfectionniste. Lucide aussi, quand il s’agit d’évaluer ses prestations.

« Je devais me racheter », estime-t-il. Le joueur prêté par Montpellier sait que sa performance défensive n’a pas été au diapason de sa réussite offensive. « J’ai commis plein d’erreurs défensivement, ne cache-t-il pas. Je me sentais obligé de me rattraper. »

Il y est parvenu, en inscrivant les quatre derniers buts de Sélestat, le 32e s’apparentant, on l’a dit, à une « petite délivrance ». « Quand on récupère la balle, je sais qu’il reste même pas dix secondes à jouer. Je me retrouve seul (sur l’aile gauche) , mais je ne sais pas si je vais recevoir la balle. »

Ses coéquipiers ont bien fait de choisir l’option Anquetil, puisque l’ailier gauche venait de réussir ses quatre tirs précédents (8 sur 12 au total). « J’ai essayé de me racheter au mieux de mes erreurs », répète-t-il.

Cette saison à Sélestat, le poste d’ailier gauche est un maillon fort. Arthur Anquetil (33 sur 47 au tir en sept matches), sevré de minutes à Montpellier, apprécie son rôle en Alsace.

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Photo Cyril GIFE