> Cherbourg – Sélestat ce soir à 20h30

Rédigé le 10/11/2017.

Après avoir quitté Sélestat pour prendre de la bouteille du côté de Mulhouse en N2 puis en N1, Gaspard Bottlaender est redevenu violet cet été, pour poursuivre son apprentissage dans une équipe qui s’attend à un match compliqué ce soir à Cherbourg.

Il n’était pas l’une des têtes d’affiche des transferts de l’intersaison. Quand son nom est apparu sur la liste des arrivants, entre Anquetil, Herbulot, Pereira et Cauwenberghs, Gaspard Bottlaender faisait plutôt office de régional de l’étape. Celui d’un ancien Violet qui était allé voir si la balle est aussi collante ailleurs, avant de revenir sur ses pas.

L’histoire d’un retour au bercail sans esclandre. Tout en discrétion, comme l’est cet Alsacien d’un mètre 87, originaire d’Obernai, où il a fait partie des pionniers d’un club fraîchement porté sur les fonts baptismaux. Son intégration au Pôle Espoirs de Strasbourg l’a par la suite conduit, tout naturellement, vers Sélestat, où son talent s’est fait remarquer chez les moins de 18 ans. Au point qu’après trois ans avec les U18, l’ailier droit n’avait déjà plus rien à faire avec des garçons de son âge. Mais l’étape suivante apparaissait dure à franchir.

« La réserve de Sélestat était alors en N1. La marche était un peu trop haute pour moi, sachant qu’à mon poste, il y avait des gars comme Yanis Lenne ou Paul Weber. Il y avait pléthore de gauchers. Refaire une dernière année en moins de 18 ans ne m’intéressait plus. Je voulais progresser. »

Il trouvera chaussure à son pied à Mulhouse, s’entraînant la semaine à Strasbourg au Pôle et jouant les week-ends en N2. Et la greffe prend. Au point qu’on lui propose d’intégrer le groupe de D2. Une vraie découverte, à défaut d’enlever souvent le survêtement.

« J’étais à chaque fois sur la feuille de match et j’ai fait quelques apparitions. Mais mon temps de jeu était très limité. »

Il a néanmoins pu s’épanouir avec la réserve du MHSA, puis, après le dépôt de bilan, en N1, sous le maillot du FC Mulhouse. « On n’a pas gagné beaucoup de matches, sourit-il un an plus tard. Mais c’est loin d’être une année de perdue pour moi puisque j’avais carte blanche sur le terrain. Jouer soixante minutes en Nationale 1, ça m’a vraiment donné confiance. Je me suis épanoui. J’ai fait de bons matches. »

Au point de se rappeler au bon souvenir de Sélestat et de son nouvel entraîneur, Christophe Viennet. « Il m’a dit qu’il voulait prendre un joueur de 19 ans, de surcroît alsacien, et qui marque six buts par match en N1. Ça m’a plu. J’avais quitté Sélestat en bons termes. Et j’y suis revenu avec grand plaisir. »

Doublure du Belge Cauwenberghs sur l’aile droite, Gaspard Bottlaender continue ainsi à gravir les marches vers le haut niveau, non pas avec un contrat pro, mais avec le centre de formation. Quoiqu’il ne gravite qu’exclusivement avec le groupe des pros. « L’objectif, c’est de gagner petit à petit ma place. Et ça se passe vraiment bien. »

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Photo : Cyril GIFE