> Plus d’un tour dans la Manche

Rédigé le 12/11/2017.

En visite à Cherbourg qui ne leur avait jamais réussi, les Sélestadiens ont parfaitement maîtrisé leur affaire pour s’imposer (30-34) et ont préparé au mieux la venue de Caen dès mercredi.

L’endroit était inhospitalier et le bilan négatif. Mais, en une soirée, les Violets ont égayé Chantereyne, l’antre des Mauves, et mis fin à leur mauvaise série face à Cherbourg.

Battu à deux reprises, il y a deux ans, par cette équipe, le SAHB n’a pas subi une troisième fois la loi des Cherbourgeois. Cette fois, Yoann Eudaric et les siens se sont rendus le long voyage retour en bus bien plus agréable, lestés de deux points qui valent cher. Même si, en ce début de saison, les Normands sont plus généreux que les années précédentes (déjà trois défaites en quatre sorties à domicile), il fallait le faire. D’autant que leurs adversaires avaient créé la sensation, une semaine plus tôt, en étant les premiers bourreaux de Pontault-Combault.

C’est là le mérite d’une équipe sélestadienne qui ne perd plus depuis sa défaite à Istres, il y a un mois. En cinq matches, Coupe de la Ligue comprise, le bilan du SAHB est de trois victoires et deux nuls.

À Cherbourg, les hommes de Christophe Viennet n’ont jamais rien lâché à partir du moment où ils s’étaient portés en tête au bout du premier quart d’heure. « On s’est très vite détaché et on a maîtrisé le match, s’en félicite le coach violet. Vers la fin, Cherbourg recolle un peu en tentant le tout pour le tout avec une défense étagée, mais l’écart était fait. »

Son équipe a fait preuve d’une belle maturité. Cueillant un deuxième succès hors de ses bases après Nice, avec autorité, chaque joueur apportant sa touche. Les gardiens, particulièrement efficaces en première période, comme les arrières et les ailiers en attaque avec une défense solide qui n’a pris que 11 buts durant les trente premières minutes.

« Tout le monde apporte sa pierre à l’édifice », apprécie le coach, sensible à l’importance de ceux dont l’apport ne se traduit pas forcément au « scoring ».

« Leur rôle est important dans une période comme celle qu’on traverse puisqu’on joue tous les trois jours, souligne Christophe Viennent. Pouvoir disposer de seize joueurs interchangeables comme c’est notre cas, est un atout. C’est là que la profondeur d’un banc et la richesse d’un effectif comptent. C’est ce qui nous a permis de faire la différence vendredi. C’est une des forces de notre jeu et c’est ce qui a complètement tué Cherbourg. Quand notre adversaire a misé sur le jeu à 7 en deuxième mi-temps, on l’a puni sur des engagements rapides ».

Suite de l'article DNA

Photo Cyril GIFE