> Coupe de France : St-Brice – Sélestat (23-30)

Rédigé le 19/11/2017.

Sans dominer outrageusement, Sélestat (Proligue) a fait respecter la hiérarchie hier à Saint-Brice (N2) en s’imposant (23-30).

Pas ridicules, les Bricos, Et loin s’en faut... Pour avoir tenu en respect les pros de Sélestat hier soir avant de fléchir dans les dix dernières minutes (23-30), l’AS Saint-Brice Courcelles a forcé le respect dans son antre.

« Je regrette un peu l’ampleur du score, j’aurais aimé que l’on mette deux-trois buts de plus. On en a loupé, mais eux aussi », signifait Stéphane Pellan, plutôt fier de sa troupe.

Trois jours après son succès contre Caen en championnat (30-29), le SAHB, arrivé le jour même, ne comptait pas traîner en route. De round d’observation, il n’y eut guère et, en bon capitaine, Rudy Seri donnait le ton en ouvrant la marque. Mais, au fil de ces premières minutes, Saint-Brice regardait droit dans les yeux de son hôte prestigieux, le premier professionnel dans l’hisroire locale.

Sans complexe, avec ses moyens – vivacité de Goffin, puissance de Raffegeau –, les hommes de Stéphane Pellan soutenaient la comparaison, prenant même l’avantage (4-2, 6e ).

Et si Schneider et Valentin trouaient l’axe marnais (9-6, 16e ), jamais les locaux ne se sont désunis. Soudidier, remplaçant de luxe, signait son entrée (9-9, 20e ). Mais Larouche rendait coup sur coup, Djeric, en bon pivot, s’y mettait et le SAHB, au groupe bien remodelé pour le coup – « nous n’avions qu’une séance ensemble, hier (vendredi) soir », expliquait Christophe Viennet, coach de Sélestat –, pointait à + 5 (15-10, 27e ) avant que Staigre déclenche une mine pour limiter la casse aux citrons (13-17).

Et le début de seconde période confirmait cette belle impression : Goffin et Rollinger, d’une roucoulette, permettaient même aux locaux de recoller à la marque (19-19 puis 20-20, 28e ). Il fallait une énième possession des visiteurs pour que Bottlaender redonne un simple + 2 (22-20, 44e ). Englués dans la défense classique 0-6 locale, les Alsaciens ne devaient leur (providentiel) salut qu’à un Seri déterminé.

Que Viennet fit jouer plus qu’il ne l’aurait souhaité, mais n’avait pas de réelle doublure sur le poste du Sparnacien. « Ils ont manqué deux-trois tirs, on a alors fait le trou. Mais Saint-Brice reste Saint-Brice, ils ne lâchent jamais rien... », disait l’intéressé avant de filer à la réception d’après match avec l’ex de la maison, le Revinois Yohan Herbulot.

À force de courir après le score et les jeunes pousses du centre de formation sélestadien (dont le Haut-Tanguy Thomas, au pôle de Reims encore l’an passé), les pensionnaires de N2 s’épuisaient – « on a alors manqué de physique », dixit le capitaine local Rémi Lecompte – et la profondeur de banc marnaise, où Lemaire signait son retour, ne suffisait plus.

« Le plus important dans ce genre de match, c’est la qualification. On a été indigents en début de seconde période, retenait Christophe Viennet, le coach sélestadien. Jouer une D1 ? Oui, pourquoi pas mais, une fois encore, c’est surtout le fait de passer qui importait ce (hier) soir. »

 

Article DNA

Photo A. KIEFFER