> Sélestat – Nancy (39-30)

Rédigé le 02/12/2017.

Une mi-temps de rêve

Sélestat reste au contact des trois équipes de tête, avec la manière au bout d’une première période exceptionnelle, dans ce derby du Grand Est.

« La manière m’a beaucoup plu, avouait l’entraîneur du SAHB, Christophe Viennet. On a fait preuve de beaucoup de rigueur et de concentration. On a mis les ingrédients qu’il fallait, en faisant très vite la différence sur les points sur lesquels on voulait être bons. C’est une véritable satisfaction. Grâce à ça, on a passé un match assez tranquille. »

Un match qui démarre sur de bonnes bases : Nyembo est servi en pivot (5-3) et des contre-attaques peuvent se développer. Les Lorrains font encore illusion un court moment, mais Anquetil permet aux siens de garder les deux longueurs d’avance (6-4). L’arrêt d’Ivezic, l’ancien Violet, n’empêche pas le score de passer à plus 3 sur une nouvelle contre-attaque de Nyembo.

Au bout de douze minutes, l’écart a bien grimpé : 12-5. Affolant. Sélestat est en pleine confiance et peut compter sur les arrêts de Ravensbergen. Anquetil offre le 14-6. Grand Nancy qui se fait subitement tout petit.

Gutfreund et Pereira enfoncent le clou. En marquant deux fois plus de buts que son hôte avant la pause (22-11), le SAHB avait déjà tué le suspense.

En deuxième période, Sélestat repart sur le même rythme avec Larouche puis un kung-fu à montrer dans les écoles de hand entre Cauwenberghs et Anquetil.

« Être efficaces en défense »

Les lignes se desserrent et l’écart va rester constant. Nancy perd coup sur coup deux de ses joueurs : Blanc, expulsé sur un geste défensif au visage, et Postal, qui doit sortir blessé à l’épaule. Le gardien local Kieffer s’offre le 35-19 de sa zone. Il n’y a plus de match.

« Ça nous a permis de reposer des joueurs, de donner du temps de jeu à d’autres qui étaient en manque ces derniers temps, complète le coach. La soirée a donc été très positive. On s’était dit que, face à la meilleure équipe du championnat, on voulait être efficaces en défense pour pouvoir se donner des munitions pour jouer sur grand espace. On a créé l’écart grâce à ça en première mi-temps. »

 

Article DNA

Photo Thierry Babinot