> DE BEULE : « On joue de mieux en mieux »

Rédigé le 04/12/2017.

L’éclatante démonstration contre Nancy a mis en lumière le jeu collectif des Violets qui a permis à tous les joueurs de prendre part à la fête. Parmi eux, le joker belge Jeroen De Beule, détonateur du feu d’artifice alsacien, si précieux des deux côtés du terrain.

Ses trois buts d’affilée, les trois premiers de Sélestat, ont lancé son équipe sur le chemin d’une victoire express. Quelques minutes plus tard, quand Jeroen De Beule a envoyé pour la quatrième fois la balle au fond des filets du malheureux Ivezic, le break était fait (10-5) et Sélestat sur les rails d’un succès majuscule déjà consommé à la mi-temps (22-11).

« Même les joueurs qui ont déjà un peu d’expérience dans ce championnat m’ont confié qu’ils n’avaient pas souvent vécu ce genre de scénario. C’est là qu’on voit l’importance de bien commencer un match, lance le dynamiteur de ce premier succès d’envergure de Sélestat. En défense, on a tout de suite été dans le coup. On a mis du tempo. Presque tous nos tirs de la première mi-temps sont allés au fond. »

Alors que les Sélestadiens ont souvent eu du mal à imposer leur jeu cette année à domicile (deux victoires d’un et de deux buts, deux nuls et une défaite), tout paraissait facile. Tellement simple. La balle fusait, en deux-trois passes, de la défense vers l’attaque. Les ailiers se déployaient, les arrières scoraient, et le public s’est régalé. Comme les joueurs sur le parquet. « On trouvait toujours des solutions. On était beaucoup plus précis dans les passes. On a perdu moins de balles. J’ai l’impression qu’on joue de mieux en mieux. Pas uniquement sur ce match. Aux entraînements aussi, les relations deviennent de plus en plus faciles. On se trouve bien. Même quand on fait des rotations », se réjouit l’international belge. Avec un effectif de quinze joueurs, Sélestat possède l’avantage de pouvoir faire tourner. Vendredi, ils ont tous participé à cette mémorable victoire. Même s’il s’agit de la relativiser, vu la faiblesse défensive de l’adversaire, elle booste le moral. L’arrière gauche arrivé au SAHB cet automne comme joker médical le constate. « Mes coéquipiers qui étaient là l’année passée n’ont pas gagné beaucoup. Alors quand tu ne perds pas pendant neuf matches d’affilée, si on inclut les deux en coupe, ça fait du bien au moral », souligne Jeroen.

Pour son huitième match en violet, l’ancien prof de maths a livré une prestation impressionnante. Positionné au centre de la défense, il a participé à la destruction de la meilleure attaque de la Proligue.

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Photo Cyril GIFE