> Il a manqué l’étincelle

Rédigé le 10/12/2017.

Les Sélestadiens auraient voulu embraser une nouvelle fois le CSI comme contre Nancy. Mais Limoges n’a pas laissé les Violets rallumer le feu (27-27).

L’idée de changer le cérémonial de l’entrée des joueurs sur le terrain était bonne. En remplaçant l’habituelle intro du Highway to Hell d’AC/DC par le non moins cultissime Allumez le feu de Johnny, les dirigeants du SAHB ont, à la fois, rendu un hommage au mythique héraut du rock français et lancé un clin d’œil à leur équipe.

Sauf que celle-ci n’a pas saisi la balle au bond. Les Violets ont servi un brouet indigeste pour leur dernière sortie de l’année à domicile en championnat.

« Ce sont des choses qui arrivent, notamment à cette période de la saison où on sait que c’est difficile car les matches s’enchaînent. On avait tous envie de confirmer notre dernière prestation. On subit là un petit coup d’arrêt », regrette leur coach, Christophe Viennet.

Huit jours plus tôt, les résultats des concurrents leur avaient tous étaient favorables. Ceux de cette avant-dernière journée du cycle aller ne l’ont pas été. Il aurait fallu gagner pour rester dans le top 3. Ce point abandonné à des Limougeauds méritants et déterminés les en déloge momentanément.

En revanche, la série d’invincibilité se poursuit. Depuis dix matches, toutes compétitions confondues. Huit, si l’on s’en tient au championnat. Et cette régularité s’avérera forcément payante dans une Division 2 où chaque équipe subit des périodes euphoriques et d’autres plus compliquées.

À l’image du scénario de ce duel contre un chasseur de têtes puisque Limoges a déjà battu Pontault-Combault et accroché le leader Istres au cours de ses précédentes sorties. Vendredi, pour leur deuxième réception consécutive, les Sélestadiens sont passés par différents états.

Encaissant 17 buts au cours de la première période en autorisant une efficacité de près de 74  % (17/23 tirs) à leur adversaire.

« C’est beaucoup trop. D’habitude, on arrive à jouer sur les engagements rapides. Là, on n’a pas couru, fustige l’entraîneur. Les ballons sont revenus un peu trop lentement. On n’a pas réussi à mettre le rythme qu’on voulait. »

Il a fallu que ses joueurs se retrouvent avec quatre buts de retard en début de seconde période pour qu’ils réagissent. Qu’ils reprennent les commandes avec deux buts d’avance après un 6-0. Mais l’embellie a été passagère. Elle a permis de sauver la face pour s’éviter une défaite qui aurait fait mauvais genre devant la cinquantaine d’anciens de la maison violette venus fêter les 50 ans du club.

Sélestat avait la balle de la victoire en main, mais le tir de De Beule a été détourné. « Ç’aurait pu être une victoire, comme une défaite. Il faut savoir se satisfaire de ce point même si on est un peu déçu de notre prestation. »

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Photo Cyril GIFE